Depuis le démarrage de l'opération Epic Fury le 28 février, le Pentagone a révélé un coût impressionnant de 11,3 milliards de dollars, soit environ 9,8 milliards d'euros, pour les six premiers jours de conflit. Cette information, partagée lors d'une réunion à huis clos avec la sous-commission des crédits de défense, a été initialement rapportée par le New York Times, et confirmée par plusieurs sources dont ABC News.
Le sénateur Chris Coons a qualifié ce chiffre de "relativement précis", bien que cela n'inclut pas les frais engagés pour le déploiement préalable de forces. En effet, le ministère de la Défense a déjà estimé que les munitions utilisées lors des deux premiers jours s'élevaient à 5,6 milliards de dollars.
Le Centre d’études stratégiques et internationales, associé à l’université de Georgetown, a souligné que les premières heures de l'opération avaient coûté 3,7 milliards de dollars, soit 891 millions par jour, une tendance alarmante qui pourrait continuer à s'intensifier.
Les bombes aux prix vertigineux
Les déclarations du secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, et du chef d’état-major des armées, Dan Caine, indiquent une volonté de la Marine de privilégier des munitions moins coûteuses. Cependant, la première vague de frappes a utilisé des bombes planantes coûtant entre 578 000 et 836 000 dollars chacune. Environ 3 000 de ces munitions ont été acquises par la Marine il y a près de deux décennies.
D'autre part, des bombes de type Joint Direct Attack Munition (JDAM), bien moins onéreuses à 39 000 dollars, sont également en service. Toutefois, des armes très coûteuses comme les GBU-57/B Massive Ordnance Penetrator, pesant 13 600 kg, continuent d’être utilisées pour frapper des cibles précises en Iran, notamment des installations fortifiées.
La somme totale dépensée est prélevée sur le budget militaire du Pentagone déjà établi par le Congrès. Il est à noter qu’aucun financement additionnel pour cette guerre n’a été approuvé jusqu’à présent, et il semblerait que la Maison Blanche n'ait pas encore demandé de crédits supplémentaires, générant un débat croissant au sein des parlementaires sur les implications financières et stratégiques de ce conflit.







