Dans une atmosphère électrique, le maire de Lens, Sylvain Robert, a été reconduit ce vendredi à son poste de président de la Communauté d'Agglomération de Lens-Liévin (CALL). Avec 67 voix en sa faveur contre 25 pour le nouvel élu du Rassemblement National (RN), Dany Païva de Liévin, Robert entame son troisième mandat. La séance a été marquée par des échanges tendus, avec également 2 bulletins blancs.
Cette réunion a également débuté par un hommage à une victime d'accident ferroviaire, soulignant les enjeux locaux auxquels la communauté fait face. Le RN, qui a vu son nombre de conseillers passer de 2 à 25 grâce à l'élection de six nouveaux maires dans le territoire, n'a cependant pas réussi à obtenir de poste de vice-président. Une situation qui résonne comme une déroute annoncée pour le parti de Jordan Bardella.
Une ambiance tendue dès l'ouverture
Dès l'élection, le climat a été chaotique. Bruno Clavet, député RN et conseiller municipal d'opposition à Lens, a pris la parole pour s'insurger contre la procédure, ce qui a été mal accueilli par le doyen de l'assemblée. La tension s'est intensifiée lorsque Dany Païva a tenté de défendre sa candidature à un poste de vice-président, interrompu par Sylvain Robert qui a insisté sur le respect des règles de dépôt de noms. Païva a exprimé son indignation en déclarant : "On n'est pas chez les Bolcheviks ici !", une réplique qui a suscité des réactions dans la salle.
Des réactions et un appel au calme
Suite à ces interventions enflammées, un climat d'indignation s'est rapidement installé parmi les élus présents. Les discussions se sont apaisées lors de l'élection des vice-présidents, mais le RN a annoncé son intention de déposer un recours pour entrave à la liberté d'expression. Sylvain Robert a rappelé que l'assemblée dispose de structures pour le dialogue : "La balle est dans leur camp" a-t-il mentionné, en appelant à un esprit constructif.
Au terme de cette séance, 15 vice-présidents ont été élus sans représentant du RN. Ce dernier a par ailleurs critiqué ce qu'il qualifie de "scandale démocratique", une position soutenue par Bruno Clavet qui a quitté la séance un peu avant minuit avec son groupe.







