Dans un retournement de situation inattendu à l'agglomération Pays Basque, Alain Iriart, maire de Saint Pierre d'Irube, a remporté la présidence, battant le sortant Jean-René Etchegaray, maire de Bayonne. Ce scrutin, qui a vu la voix de 232 délégués communautaires, a mis en lumière un besoin croissant d'autonomie et de décentralisation au sein de cette institution.
Pour la première fois depuis sa création en 2017, la communauté d'agglomération Pays Basque a été contrainte de voter pour élire son président. Le nouveau président, issu du mouvement EH Bai, a recueilli 119 voix contre 102 pour Etchegaray, tandis que cinq votes ont été blancs et trois nuls. Ce changement de leadership suggère une évolution significative des priorités locales, marquée par une volonté manifeste de rapprocher les instances décisionnelles des élus locaux.
Lors d'un premier tour déjà tendu, Etchegaray avait obtenu 98 voix (43 %), tandis qu'Iriart en avait reçu 80 (35 %), et Peio Etxeleku 48 (21 %). Ce résultat a conduit à une seconde consultation, les règles électorales exigeant une majorité absolue pour l'élection. Les intervenants, lors de cette assemblée, ont souligné la nécessité de mieux décentraliser les compétences pour favoriser l'initiative locale. Tous, sauf un candidat d'extrême-droite, ont salué les avancées de la CAPB qui ont significativement dynamisé le territoire.
Un fait marquant de cette élection réside dans le comparatif du nombre de délégués. Avec 232 représentants, l'assemblée communautaire possède plus d'élus que les parlements de plusieurs pays européens, comme l'a souligné Jean-René Etchegaray durant sa campagne.
Cette élection a été marquée par une logistique complexe, requérant l'utilisation de bulletins, enveloppes et isoloirs, une procédure peu courante pour une assemblée habituée aux consensus. L'événement s'est tenu dans l'amphithéâtre de la Cité des Arts à Bayonne, et a duré plus d'une heure. Les candidats se sont engagés dans un marathon électoral, s'efforçant de rencontrer les élus des 158 communes composant la CAPB.
Pour conclure, ce tournant représenté par l'élection d'Alain Iriart et sa volonté de redynamiser et de décentraliser la gouvernance pourrait bien redéfinir l'avenir politique de cette région, selon les analyses d'experts et d'observateurs de la scène politique locale.







