L’Iran a donné un ultimatum, exigeant la fin du blocus américain sur ses ports. Dans ce contexte, le détroit d'Ormuz, passage vital pour le commerce mondial, pourrait bientôt être fermé si Washington ne plie pas, a prévenu Mohammad Bagher Ghalibaf, président du parlement iranien. Ce ton alarmant contraste avec les déclarations optimistes de Donald Trump, qui a annoncé qu’il n’y avait plus de « points de blocage » entre les deux nations.
Ce retournement, selon The New York Times, s'inscrit dans un climat de tension palpable. Ghalibaf a clairement exprimé que « si le blocus se maintient, le détroit d’Ormuz ne restera pas ouvert ». Une menace qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur l'économie non seulement iranienne, mais aussi mondiale, celle-ci étant fortement dépendante des flux pétroliers transitant par cette voie maritime.
Une pression économique croissante
Le blocus naval imposé par les États-Unis depuis lundi vise les navires associés à l'Iran, selon L’Orient - Le Jour, qui précise que « les répercussions d'une double fermeture du détroit d’Ormuz seraient considérables pour Téhéran ». Expert en géopolitique, Ali Alfoneh du Arab Gulf States Institute a ajouté que ce dilemme économique pourrait jouer un rôle dans l'attitude changeante d'Iran, qui oscille entre la fermeté et la recherche d'un compromis.
Alors que le détroit d’Ormuz persiste à être un enjeu majeur des pourparlers, la position de Trump demeure ambivalente. Le président américain a déclaré à l'AFP que les discussions étaient à un stade avancé, bien que des observateurs demeurent sceptiques, affirmant que des problèmes cruciaux restent non résolus, comme le rapporte Times of Israel.
La controverse autour de l'uranium enrichi
Les négociations se compliquent également autour de la question de l’uranium enrichi. L’Iran a rapidement rejeté les affirmations de Trump selon lesquelles ils étaient prêts à céder leur stock. Le président avait prétendu que Téhéran accepterait de rendre ce qu'il a qualifié de « poussière nucléaire ». Mais, comme l'a rapporté un porte-parole de la diplomatie iranienne, ces stocks « n'iraient nulle part ».
Cette bataille verbale illustre les tensions croissantes. Trump a promis que « nous allons aller ensemble avec l’Iran » pour récupérer cet uranium, tout en brandissant une rhétorique qui semble à la fois agressive et sécuritaire, renforçant ainsi l’impression d’un dialogue aux multiples facettes, mais aussi profondément marqué par des oppositions fondamentales.







