Ce jeudi, Emmanuel Macron se rend à Mailly-le-Camp pour observer l'apothéose de l'exercice militaire ORION 26. Cet événement, le plus ambitieux de la France depuis la guerre froide, s'ancre dans un contexte de tensions croissantes en Europe.
Conçu pour simuler un conflit entre des États européens, ORION 26 a débuté en 2025 et s'est déroulé dans 15 départements, dont l'Aude et le Lot. Révisé suite à l'invasion de l'Ukraine, cet exercice met en avant les dynamiques géopolitiques contemporaines et les menaces sur la souveraineté des nations.
Divisé en quatre phases, ORION 26 a évalué la planification stratégique, le déploiement en coalition et la coordination interministérielle. La phase finale, qui s'est tenue du 18 au 30 avril, a été marquée par un engagement interallié de haute intensité, s’appuyant sur un cadre de défense collectif inspiré par l'OTAN.
Au total, 12 500 militaires, accompagnés de 1 800 véhicules, 30 hélicoptères et 800 drones, sont mobilisés. L'armée de Terre déploie trois brigades, tandis que la Marine contrôle la supériorité aéromaritime et l’Armée de l’Air assure la protection sol-air autour des forces engagées.
Vérifier la capacité de la France à intervenir rapidement
Au-delà d'une simple démonstration de force, ORION 26 vise à tester l'ensemble de la chaîne décisionnelle militaire française. L'objectif est de s'assurer que la France peut intervenir rapidement, commander une coalition et s'intégrer dans une manœuvre interalliée. Ce concept de « nation-cadre » est fondamental pour le rôle militaire de la France.
Lors de sa visite, le président observera des activités simulant des scénarios de conflits contemporains, tels que des manœuvres d'aérocombat et des tirs d'artillerie. Ces activités visent à confronter les forces à un environnement en perpétuelle mutation, marqué par l'usage accru de drones et une dispersion des commandements.
ORION 26 s’inscrit dans une stratégie de réarmement national garantie depuis 2025. Il met en exergue la nécessité d'adapter la France aux réalités des nouveaux conflits, illustrant un changement doctrinal vers une préparation à des guerres longues et collectives au cœur de l'Europe.
Comme le souligne un rapport du ministère des Armées, cet exercice met également l'accent sur la gestion des ressources en munitions et la flexibilité des moyens. Cela représente une avancée significative pour la défense française dans un contexte géopolitique instable.







