Le premier ministre a récemment déclaré que les employés des boulangeries et fleuristes indépendants pourraient travailler le 1er mai 2026, une journée habituellement chômée. Une audience se déroulera mercredi à 11h au Conseil d'État.
Après le syndicat Sud, le groupe écologiste à l'Assemblée nationale a annoncé avoir déposé un recours auprès du Conseil d'État contre les annonces de Sébastien Lecornu, qu'ils qualifient d'«abus de pouvoir». Danielle Simonnet, députée et membre du groupe écologiste, a affirmé à l'AFP qu’elle s'attend à une décision avant le 1er mai, qui arrive ce vendredi.
Il y a environ deux semaines, Sébastien Lecornu avait indiqué qu'une «instruction» serait donnée à l'ensemble des services de l'État pour permettre le travail le 1er mai. Cela fait suite à une forte opposition liée à une proposition de loi destinée à élargir cette possibilité, proposition qui suscite encore des réactions houleuses de la part des syndicats.
Dans un communiqué, le groupe Écologiste a dénoncé : «Quatre jours plus tard, Sébastien Lecornu a annoncé ce que le Parlement avait refusé. C'est un contournement de la représentation nationale, une atteinte à la séparation des pouvoirs.»
Le communiqué souligne également que le gouvernement a intimé à l'inspection du travail de ne pas verbaliser les infractions, ce qui complique le travail des inspecteurs qui rapportent déjà des consignes contradictoires.
Deux recours, l'un en référé suspension et l'autre au fond, ont été déposés. SUD commerces et services a également soumis deux autres requêtes, dont une en référé suspension. L’audience de mercredi traitera à la fois du recours du syndicat et de celui du groupe écologiste, comme l’a précisé Mme Simonnet.
Par ailleurs, Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, s'est également opposée aux décisions de Lecornu, déclarant : «Nous ne sommes pas d'accord avec l'idée qu'un premier ministre puisse agir selon son bon vouloir.» Elle a insisté sur le fait que le 1er mai doit rester un jour de manifestation et de revendication des droits des salariés.







