Face à la baisse préoccupante de la natalité en France, Bruno Retailleau présentera le 29 avril prochain son programme destiné à inverser la tendance. Le président des Républicains propose un revenu familial de 1 000 € pour le troisième enfant et envisage d'étendre le congé naissance afin de s'aligner sur les attentes des Français.
Le candidat des LR à l’Élysée, ancien ministre de l’Intérieur, met en avant des initiatives telles que la création d’un revenu familial, une prolongation du congé naissance à six mois, et des déductions fiscales pour l’achat d’un logement. Dans le cadre de ce projet, Retailleau soutient une « politique nataliste » pour sortir ce pays de « l’hiver démographique ».
« Il n’y a pas de fatalité : le déclin démographique, on peut l’enrayer », déclare-t-il, prêt à « bousculer l’ordre naturel des choses » s’il parvient à l’Élysée l’année prochaine. L’ancien ministre présente son programme par étapes, abordant ce sujet fondamental pour la droite.
Bruno Retailleau, père de trois enfants, pointe du doigt l’impact des précédentes administrations. Il accuse François Hollande d’avoir « remis en cause l’universalité des allocations familiales », tout en dénonçant les politiques de son successeur Emmanuel Macron. Il prône un renouveau démographique pour « créer de nouvelles richesses », alors que la France a enregistré, pour la première fois depuis 1945, plus de décès que de naissances.
Aides sous conditions
Retailleau souhaite que sa politique nataliste repose sur trois axes majeurs, avec l’objectif d’« aider vraiment les familles, et surtout les classes moyennes ». Le premier axe inclut l'instauration d’un « revenu familial » atteignant 240 € par mois pour le premier enfant et montant à près de 1 000 € à partir du troisième.
Accusé de favoriser une approche restrictive, Retailleau annonce cependant que ces aides seraient conditionnelles. Pour les familles étrangères, une résidence et un travail d’au moins cinq ans seront nécessaires pour bénéficier desdites aides. Pour ceux en difficulté, les prestations seraient « suspendues ».
Le coût de cette nouvelle politique est estimé à 40,3 milliards d’euros, mais Retailleau se montre optimiste, affirmant que celles-ci seraient « autofinancées » par la suppression d’allocations familiales existantes, générant ainsi des économies significatives.
Prolongation du congé naissance
Le logement se trouve au cœur du second axe de cette politique. Retailleau prévoit de faciliter l’accès au logement social pour les familles modestes. Cela inclut également des déductions fiscales sur les intérêts d’emprunt pour attirer les ménages vers l’accession à la propriété. Parallèlement, il souhaite simplifier les démarches pour les familles qui déménagent afin d’agrandir leur résidence.
Enfin, Retailleau propose d’étendre le « congé naissance » à six mois et d’en maintenir le salaire à 70 %, une mesure qui devrait coûter environ 700 millions d’euros. Il souligne également l’importance d’aider les entreprises à fournir des solutions de garde pour faciliter le quotidien des parents.
« Sinon, il est difficile de concilier vie professionnelle et vie familiale », affirme-t-il. Parmi ses promesses, il envisage de lever le plafond des crédits d’impôt pour les entreprises, ainsi que d’augmenter considérablement le montant exempté d’impôts pour les contributions à la garde d’enfants.







