Dissolution confirmée : le Conseil d'État s'exprime sur la Jeune garde antifasciste

Le Conseil d'État rejette le recours de la Jeune garde antifasciste pour atteintes à l'ordre public.
Dissolution confirmée : le Conseil d'État s'exprime sur la Jeune garde antifasciste
Une manifestation contre la dissolution de la Jeune garde à Paris en mai 2025. © AFP - Nicolas Liponne

Le Conseil d'État a annoncé aujourd'hui avoir rejeté le recours déposé par la Jeune garde antifasciste contre sa dissolution. Instituée par le député Raphaël Arnault, ce mouvement avait été dissous par le gouvernement le 12 juin dernier.

Dans son jugement, le Conseil d'État a décrit cette décision comme "adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes ainsi portées à l'ordre public" tout en soulignant que "le recours du groupement de fait est donc rejeté".

Le Conseil a rappelé que la Jeune garde antifasciste était à l'origine d'agissements violents et qu'elle avait incité à des comportements de confrontation, tant par les actions de ses membres que par leur soutien à des comptes sur les réseaux sociaux. Cette absence de réaction à des contenus violents a été également pointée du doigt dans leur décision.

Les provocations de la Jeune garde étaient régulièrement suivies d'effets, selon le Conseil d'État

Le Conseil indique que "les provocations de la Jeune garde étaient régulièrement suivies d’effets". Bien que les membres du groupement contestent certains des faits reprochés, le Conseil a noté que ces derniers prenaient souvent l'initiative d'utiliser la violence dans l'espace public sans condamnation de telle action de la part du mouvement.

Par ailleurs, certains membres de la Jeune garde ont été mis en examen pour homicide involontaire suite à la mort du militant identitaire Quentin Deranque, survenue le 14 février dernier à Lyon. Cette situation a aggravé les préoccupations liées aux actions du mouvement, tant au niveau des autorités que des experts en matière de sécurité publique.

Des spécialistes en droit public estiment que cette décision marque un tournant dans la gestion des mouvements considéré comme extrêmes, posant notamment la question de la liberté d'expression face à des actes jugés menaçants pour l'ordre social.

Lire aussi

Dissolution confirmée : le Conseil d'État s'exprime sur la Jeune garde antifasciste
Le Conseil d'État confirme la dissolution de la Jeune garde antifasciste, estimant sa décision proportionnée et nécessaire face aux atteintes à l'ordre public.
16h29
Patrick Sébastien évoque ses préférences pour la présidentielle de 2027
Découvrez les préférences politiques de Patrick Sébastien pour la présidentielle de 2027 et son choix prévu.
13h36
Revel : la stabilité fiscale et un nouveau conseil pour les familles en difficulté
Le conseil municipal de Revel s'engage malgré la hausse des impôts nationaux. Découvrez les mesures prises, y compris la création d'un Conseil des droits et devoirs des familles.
08h30
Bruno Retailleau dévoile des mesures audacieuses pour relancer la natalité en France
Bruno Retailleau, candidat à la présidentielle, propose un revenu familial et une prolongation du congé naissance pour stimuler la natalité en France. Ses mesures visent à faire face à la crise démographique actuelle.
07h51
Quillan : l'opposition s'abstient sur le budget, des débats constructifs au conseil municipal
L'opposition de Quillan s'abstient sur le budget municipal 2026. Les discussions au conseil ont été constructives, soulignant des investissements et une baisse de la fiscalité.
05h49
Le ministre de la défense Pete Hegseth face aux critiques sur le coût de la guerre en Iran
Découvrez les révélations de l'audition de Pete Hegseth sur le coût de la guerre en Iran et les critiques des élus.
29 avril