Le Conseil d'État a annoncé aujourd'hui avoir rejeté le recours déposé par la Jeune garde antifasciste contre sa dissolution. Instituée par le député Raphaël Arnault, ce mouvement avait été dissous par le gouvernement le 12 juin dernier.
Dans son jugement, le Conseil d'État a décrit cette décision comme "adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes ainsi portées à l'ordre public" tout en soulignant que "le recours du groupement de fait est donc rejeté".
Le Conseil a rappelé que la Jeune garde antifasciste était à l'origine d'agissements violents et qu'elle avait incité à des comportements de confrontation, tant par les actions de ses membres que par leur soutien à des comptes sur les réseaux sociaux. Cette absence de réaction à des contenus violents a été également pointée du doigt dans leur décision.
Les provocations de la Jeune garde étaient régulièrement suivies d'effets, selon le Conseil d'État
Le Conseil indique que "les provocations de la Jeune garde étaient régulièrement suivies d’effets". Bien que les membres du groupement contestent certains des faits reprochés, le Conseil a noté que ces derniers prenaient souvent l'initiative d'utiliser la violence dans l'espace public sans condamnation de telle action de la part du mouvement.
Par ailleurs, certains membres de la Jeune garde ont été mis en examen pour homicide involontaire suite à la mort du militant identitaire Quentin Deranque, survenue le 14 février dernier à Lyon. Cette situation a aggravé les préoccupations liées aux actions du mouvement, tant au niveau des autorités que des experts en matière de sécurité publique.
Des spécialistes en droit public estiment que cette décision marque un tournant dans la gestion des mouvements considéré comme extrêmes, posant notamment la question de la liberté d'expression face à des actes jugés menaçants pour l'ordre social.







