Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a été confronté à la colère des manifestants lors des défilés du 1er mai à Amiens, comme le rapporte Ici Picardie. Il était présent aux côtés de Frédéric Fauvet, le nouveau maire de la ville, et du sénateur Rémi Cardon, en tête d’un cortège qui s'est élancé peu avant 11 heures.
Alors qu'ils progressaient en fin de cortège, un groupe du syndicat Force Ouvrière s'est retiré pour dénoncer la présence de Faure. Ce ne fut que le début des tensions : à la fin de la manifestation, il a été enfariné et insulté par plusieurs manifestants qui ont scandé des slogans tels que « Le PS dehors » ou « Casse-toi, sale traître ». Parmi ceux-ci, certains étaient masqués, et l'un d'eux arborait un foulard orné d'une faucille et d'un marteau, symboles associés à la gauche radicale.
Selon Ici Picardie, cette attaque aurait été orchestrée par diverses factions de l'extrême gauche, notamment l'Union communiste libertaire. En réaction, Boris Vallaud, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a exprimé son soutien à Faure sur son compte X : « Tout mon soutien à Olivier Faure. Ces méthodes sont inacceptables et nuisent au combat de toute la gauche et des travailleurs en ce 1er mai qui nous rassemble. » Malgré cette agression, Olivier Faure a choisi de continuer à dialoguer avec les manifestants présents.
Les manifestations du 1er mai ne sont pas étrangères à des épisodes de tension pour le Parti socialiste. En 2025, des incidents similaires avaient été signalés lors du parcours parisien, où des élus et militants avaient été agressés, notamment en raison de leur affiliation politique et de leur origine.







