Lors d'une intervention sur ICI Gascogne, l'élue a souligné l'importance de "dédiaboliser" le cancer, qui devrait être une condition favorisant l'inclusion, et non l'exclusion. "Quand on est malade, on a tellement besoin d'être inclus", a-t-elle affirmé.
Braun-Pivet, députée EPR des Yvelines, a révélé être encore sous hormonothérapie pour une année. Elle a rappelé que son cancer a été détecté lors d'un dépistage préventif qui concerne principalement les femmes âgées de 50 à 74 ans. "J'ai laissé une ordonnance traîner pendant des mois avant de passer des examens", a-t-elle expliqué, témoignant de la réticence de nombreuses femmes à se faire dépister.
Un tsunami
"Les femmes ont peur, elles redoutent souvent le diagnostic et les douleurs potentielles", a-t-elle déclaré.
Elle a ajouté que cette peur peut dissuader les femmes de consulter. "Je suis une femme politique, mais avant tout une femme. C'est cette peur que j'aimerais éliminer en partageant mon expérience", a-t-elle dit, avant de participer à un événement sportif à Biscarrosse pour soutenir le collectif Jeune&Rose, qui aide les femmes touchées par le cancer du sein.
En 2024, seulement 44 % des femmes ciblées par le programme de dépistage du cancer du sein en France ont effectué les examens recommandés, selon Santé publique France, qui a déploré une participation insuffisante.
"Lorsqu'on reçoit un diagnostic, c'est un choc total. Le mot cancer suscite encore beaucoup de peur et d'inquiétude, c'est un vrai tsunami émotionnel", a précisé Braun-Pivet. "Il y a un sentiment de faiblesse et de fatalisme qui s'installe, rendant le moment très difficile à vivre."
Le cancer le plus fréquent chez les femmes
Pour la première fois en janvier 2025, elle a publiquement abordé sa maladie pour sensibiliser à la prévention et soutenir les autres femmes. Elle a ajouté: "Le fait d'avoir pu transformer ma douleur en quelque chose de positif pour les autres m'apporte du réconfort."
Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus meurtrier chez les femmes, comme l'indique l'Institut national du Cancer. Cependant, le taux de survie à cinq ans s'élève à 88 % pour les femmes diagnostiquées entre 2010 et 2015. Une détection précoce est cruciale pour améliorer les chances de guérison, selon l'Inca.







