Le 1er mai 2026, Besançon a vibré au rythme des revendications avec la participation de plus de 3.200 manifestants, selon les organisateurs. Ce chiffre marque une nette augmentation par rapport à l'année précédente, où environ 2.000 personnes avaient fait entendre leur voix.
Cette hausse pourrait s'expliquer par l'inquiétude grandissante concernant le statut du 1er mai, qui pourrait ne plus être un jour férié pour tous d'ici 2027, suite à un projet de loi en discussion. Les manifestants sont donc venus pour réaffirmer leurs droits face à ce qui semble être une période de réformes susceptibles de fragiliser les acquis sociaux.
Pierre-Antoine, dessinateur de presse de 38 ans, a exprimé son inquiétude : "Je pense aux droits au chômage qui deviennent plus compliqués, aux conditions du RSA qui se durcissent. La perspective d'une ouverture du 1er mai commence à émerger. Nous savons tous ce que cela a signifié pour d'autres jours fériés, cela devient dangereux pour nos droits."
Un jour vital pour les travailleurs
En tête du cortège, une banderole affichait fièrement "1er mai, fête des travailleurs.euses". Sylviane, une syndicaliste de la CGT, a précisé l'importance de cet événement : "On travaille 364 jours par an, il est vital de préserver ce jour de célébration. Il représente l'unité des différentes professions."
Les préoccupations sociopolitiques étaient également au cœur des discours. Une banderole antifasciste, ainsi qu'un appel à la défense des artistes, affichaient des inquiétudes face à la montée de l'extrême droite, un sujet qui préoccupe de nombreux manifestants.
Le cortège de la diversité
Le parcours de la manifestation, qui a démarré de l'esplanade des droits de l'homme, a traversé plusieurs rues emblématiques de Besançon, témoignant ainsi de la diversité des participants, allant des retraités aux jeunes. Thibaud, un étudiant de 20 ans, tenait une banderole en mémoire des jeunes morts au travail. "C'est intolérable que des gens de mon âge perdent la vie dans des conditions de travail inacceptables."
Les familles étaient également présentes, faisant du 1er mai un événement intergénérationnel. Sébastien, 34 ans, y avait amené sa fille de 2 ans. Il a déclaré : "J’aimerais qu’elle comprenne l'importance de se battre pour ses droits dès son plus jeune âge. C’est vital pour l’avenir que nous construisons ensemble."







