Ce vendredi 1er mai, un boulanger isérois a reçu la visite d'inspecteurs du travail pour avoir ouvert son établissement. Premièrement, le Premier ministre Sébastien Lecornu l'a contacté par téléphone pour lui exprimer son soutien et lui assurer qu'il ne devra pas payer d'amende si des sanctions étaient appliquées. Ce soutien a été rapporté par BFMTV et confirmé par Europe 1.
Le Premier ministre, en déplacement en Haute-Loire, a effectué cet appel autour de 12h30 pour féliciter le boulanger d'avoir décidé d'ouvrir son commerce ce jour-là, malgré la législation en place qui interdit normalement le travail le 1er mai. Au cours de cet échange, il a été rappelé que toutes les démarches judiciaires seront gérées par le gouvernement.
Ce cas illustre la volonté du gouvernement de soutenir certains secteurs, comme les boulangers et les fleuristes, afin qu'ils puissent exercer leur activité sans craindre de répercussions. Depuis plusieurs jours, l'exécutif est sous pression pour clarifier la législation concernant le travail le 1er mai.
Une loi en cours d'évolution
Le propriétaire de la boulangerie concernée, Éric Amieux, a expliqué aux médias qu'il avait ouvert son commerce en se basant sur des assurances verbales du gouvernement. Cependant, les inspecteurs lui ont signifié que, légalement, cette ouverture était prohibée. "L'inspectrice m'a dit que je n'avais pas le droit d'être ouvert avec des salariés. Je lui ai répondu que nous avions l'accord du Premier ministre", a-t-il déclaré à RMC.
"L'inspectrice m'a dit que je n'avais pas le droit d'être ouvert avec des salariés. Je lui ai répondu qu'on avait l'accord du Premier ministre. Elle m'a dit que ce n'était pas dans la loi," a affirmé l'artisan.
En théorie, le boulanger risquerait une amende de 5000 euros pour ses sept employés présents ce jour-là. Malgré cette menace, il semble serein, convaincu que le gouvernement le défendra, comme l’a assuré le ministre.
Un projet de loi vient d'être présenté, prévoyant la possibilité pour les boulangers et fleuristes d'ouvrir le 1er-Mai à partir de 2027. Cela plongerait ces professions dans un cadre légal similaire à d'autres secteurs, tels que les hôpitaux et les usines, déjà autorisés à travailler ce jour particulier.
En attendant, le gouvernement a incité les inspecteurs du travail à faire preuve de bon sens lors de leurs contrôles, laissant entrevoir une certaine tolérance dans les prochaines semaines.







