La commission fédérale de contrôle du Parti socialiste de la Vienne s’est réunie, jeudi 11 juin 2026, pour statuer sur le sort d’Alain Claeys, ancien maire de Poitiers dont l’exclusion définitive du PS a été actée.
Les dernières élections municipales laissent des séquelles notables. Dans la Vienne, les suites judiciaires concernent les demandes de nouvelles élections après les décisions du tribunal administratif.
A Poitiers, la fracture se fait surtout sentir au sein du Parti socialiste. Rappelons qu’en pleine campagne, Alain Claeys avait publiquement soutenu Anthony Brottier, créant des remous dans son propre camp, alors que François Blanchard prenait la décision de retirer sa liste. Claeys avait même déclaré décider de voter pour Anthony Brottier, en opposition à la candidate du PS, Léonore Moncond’huy.
Trois motifs d’exclusion
Lors de la réunion du 11 juin, la commission fédérale de contrôle a été saisie du dossier d’exclusion d’Alain Claeys, âgé de 77 ans. Cette décision repose sur trois motifs précis. Le premier concerne un « défaut de loyauté envers le Parti socialiste », en raison de son soutien à un adversaire politique, dévoilé alors que le parti soutenait une autre candidate.
Le second motif se rapporte à un « refus de respecter les obligations de cotisation », accompagné d’un « comportement verbalement agressif » durant ces échanges internes au parti. Le troisième motif évoque « des propos injurieux à l’encontre d'un camarade, rapportés par des témoins lors de la soirée électorale du 15 mars 2026 ».
Après délibération, l’exclusion a été confirmée. Alain Claeys a un mois pour faire appel auprès de la commission nationale des conflits. Contacté, il a simplement fait savoir qu’il n’avait « aucun commentaire à faire ».
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