La cour suprême américaine a statué en urgence pour empêcher l'État de l'Alabama d'exécuter Jeffery Lee, 49 ans, par inhalation d'azote. Ce dernier a été condamné pour le meurtre de deux personnes lors d'un cambriolage en 1998. Cette décision fait suite à une première évaluation judiciaire qui a jugé la méthode d'exécution probablement inappropriée sur le plan constitutionnel.
La méthode de l'inhalation d'azote a vu le jour récemment; elle se base sur l'idée que l'administration d'azote provoque une perte de conscience sans douleur apparente. Cependant, des organismes tels que l'ONU qualifient cette méthode de cruelle et inhumaine, ce qui soulève de nombreuses interrogations éthiques et juridiques.
Décision d'urgence
Le mardi précédent, une cour fédérale avait interdit le recours à cette méthode, une décision contestée par l'État de l'Alabama devant la cour suprême. Selon l'ordonnance rendue par la cour suprême, "La demande de sursis (...) soumise à la Cour est rejetée". Cette phrase, sans explication détaillée, est caractéristique des décisions d'urgence, laissant ainsi de nombreuses questions en suspens.
En 2025, cinq détenus ont été exécutés par cette méthode aux États-Unis, alors que la peine de mort continue de diviser la société. L'Alabama a connu cinq exécutions cette année, à égalité avec la Caroline du Sud et le Texas. En comparaison, la Floride a enregistré un nombre record avec 19 exécutions.
La méthode d'injection létale reste celle la plus en vigueur, ayant été utilisée pour 39 exécutions l'année dernière. La peine de mort a été abolie dans 23 États tandis que plusieurs autres appliquent un moratoire sur son utilisation. Le président Donald Trump, quant à lui, est un fervent défenseur de cette sanction, la considérant nécessaire pour les "crimes les plus graves".







