Peu présente dans les médias depuis son arrivée au ministère de la Transition écologique, Monique Barbut a vu son nom circuler après des déclarations controversées. Le 24 juin, lors d'une émission sur France Inter, elle a plaidé une "pause relative" avant une potentielle montée des températures extrêmes attendues pour début juillet, exprimant des inquiétudes sur une nouvelle canicule pouvant se prolonger jusqu'au 14 juillet.
Faisant face à des critiques, Barbut a tenté de clarifier sa position dans les colonnes du Parisien. "Je ne suis pas Madame Météo et je ne peux pas prédire l’arrivée ou pas d’une troisième canicule", a-t-elle affirmé, tout en insistant sur le fait que le gouvernement s'appuie sur des modèles scientifiques pour anticiper les crises. "Une nouvelle vague de chaleur était envisageable", a-t-elle ajouté.
Embarras au sein de l'exécutif
Ses commentaires ont immédiatement suscité des interrogations, même au sein du gouvernement, comme l'a souligné Maud Bregeon, porte-parole, lors du compte rendu du conseil des ministres en appelant à la prudence dans les déclarations météorologiques.
"Météo-France l'est d'ailleurs également... Pour ma part, je ne fais pas de projections à horizon de plusieurs semaines", a poursuivi Bregeon, soulignant la crainte d’un retour vidé de la désinformation. En effet, la France traverse déjà une chaleur accablante, avec 61 départements sous vigilance rouge.
Une nécessité d’anticipation
Face à des reproches de manque d'anticipation, Barbut a soutenu que des mesures avaient été mises en place dès le début de la première vague de chaleur. "Si je n’avais rien dit, vous m’auriez accusée de ne rien comprendre. Mon rôle, c’est d’anticiper même le pire", a-t-elle ajouté, interprétant son engagement en faveur de la sécurité des citoyens.
D'autres experts, dont des climatologues, ont soutenu l'importance d'une communication proactive concernant les risques climatiques dans un contexte de changement climatique croissant.
Les réseaux sociaux continuent de débattre autour de l’éventuelle canicule, mais pour l'heure, le constat est là : la vigilance demeure. Les 61 départements encore en vigilance rouge doivent faire face à des chaleurs extrêmes aux conséquences graves sur la santé. Barbut, malgré les polémiques, promet de suivre la situation de près et d'engager les mesures nécessaires pour protéger la population.







