Depuis des décennies, le sujet de la simplification administrative suscite des débats parmi les politiciens, les professionnels et les citoyens. Ce dernier réclame un allègement des formalités administratives, mais cette volonté semble souvent se perdre dans le dédale législatif. Ce qui est voté un jour à l’Assemblée nationale pour alléger la charge des entreprises est rapidement contrecarré par de nouveaux textes introduisant des normes supplémentaires.
La récente directive sur la transparence salariale en est une illustration frappante. Issue de Bruxelles, puis altérée par nos députés, elle se voit grever de contraintes qui s'éloignent du bon sens. Georges Pompidou avait déjà mis en lumière que l'excès de textes législatifs étouffait l'initiative et nuisait à la sérénité du monde du travail. Il est impératif que les législateurs accordent plus de latitude aux entreprises pour gérer les besoins d'information de leurs salariés dans le cadre d'un dialogue social constructif.
Ne pourrait-on pas prioriser des sujets plus cruciaux pour les commissions européennes, comme l'industrialisation des États membres face à la concurrence chinoise ou la lutte contre les frais de douane imposés par Donald Trump ? Ce nouvel épisode du combat inégal entre les entreprises et les instances bruxelloises démontre une fois de plus la difficulté de réaliser une véritable simplification administrative en France.







