À partir du 1er juillet, les étudiants non européens et non boursiers ne bénéficieront plus des aides personnalisées au logement (APL) en France, révèle un décret publié le week-end dernier au Journal officiel. Cette mesure, incluse dans la loi de finances pour 2026, a été ratifiée par le Conseil constitutionnel en février, et suscite un fort mécontentement.
Le texte stipule que seules les personnes éligibles aux bourses d'enseignement supérieur auront droit aux APL, ce qui représente une restriction significative pour un grand nombre d'étudiants étrangers. Selon le décret, il s'agit de limiter l'accès aux aides en fonction des critères de bourse sociale.
Une réaction vive des associations
Les organisations étudiantes et les associations de défense des droits au logement réagissent avec fer veillance à cette nouvelle décision. Elles invoquent une préférence nationale, arguant que cette politique pourrait créer des inégalités parmi les étudiants et remettre en cause le principe d'accès à l'éducation pour tous. Il est également à noter que les étudiants engagés dans un contrat d'apprentissage ou exerçant une activité professionnelle à raison d'au moins une heure par semaine resteront éligibles aux APL, selon le ministère du Logement.
Cette situation soulève des inquiétudes sur l'avenir de l'accueil des étudiants internationaux en France, un pays historiquement attractif pour sa diversité académique. Des manifestations ont été organisées pour protester contre cette décision, et les critiques fusent sur les réseaux sociaux, appelant à une révision des critères d'attribution des aides pour inclure tous les étudiants, qu'ils soient européens ou non. En effet, comme le souligne un étudiant engagé dans la protestation, “l'éducation ne devrait pas être un privilège réservé à quelques-uns, mais une opportunité accessible à tous.”
Alors que la rentrée universitaire approche, cette décision pourrait avoir des conséquences sur le climat étudiant, potentiellement excluant une partie de ceux qui font le choix de venir étudier en France. Les débats autour de cette mesure ne font que commencer.







