Dans un entretien accordé au Journal du dimanche, Marine Le Pen a qualifié d'« irréaliste » l'idée que des obstacles judiciaires puissent compromettre sa candidature à l'élection présidentielle. Elle soutient que ses concurrents souhaitent transformer cette campagne en une affaire judiciaire.
« Je veux que cette campagne soit démocratique et je ne laisserai personne en priver les Français », a-t-elle déclaré.
Le 7 juillet, la dirigeante du Rassemblement national a confirmé sa candidature, suite à une décision qui lui a restitué son éligibilité, bien qu'elle ait reçu une peine d'un an de port de bracelet électronique. Cette peine est suspendue grâce à un pourvoi en cassation qu'elle compte poursuivre.
Interrogée sur les risques d'un rejet de son pourvoi avant le premier tour du 18 avril, Le Pen a affirmé : « Je ne vais pas m'engager dans une hypothèse que je juge irréaliste. Je suis éligible et présumée innocente. »
Elle a aussi relevé que la notion d'« incertitude judiciaire » ne devrait plus être d'actualité, citant des affirmations de hauts magistrats sur la clarté de sa situation.
« Un mode opératoire de diversion »
La cour de cassation a promis d'examiner son pourvoi avant le 1er avril 2027, mais sans garantir un calendrier précis. Au-delà des questions judiciaires, Marine Le Pen a insisté sur l'importance de remettre les véritables enjeux sur la table. « Mes adversaires préfèrent détourner le débat pour ne pas avoir à rendre des comptes sur leur bilan », a-t-elle expliqué.
Dans l'entretien, Le Pen a également évoqué sa relation avec Jordan Bardella, qui aurait été son successeur si sa candidature avait été invalidée pour des raisons judiciaires.
« On a tellement écrit de bêtises sur notre partenariat, car les journalistes semblent moins intéressés par les success stories », a-t-elle dit, louant le lien solide qu'elle partage avec le président du parti.







