L'eurodéputée du parti Reconquête, Sarah Knafo, s'est exprimée dans Le Parisien pour dénoncer les différences profondes qui existent entre ses vues économiques et celles de Marine Le Pen, la figure de proue du Rassemblement national.
Elle déclare que la candidate présidentielle « assume que nous sommes radicalement différents sur nos solutions économiques. Quand elle vote 43 milliards d'euros d'impôts avec LFI, elle affirme que 'diminuer le nombre de fonctionnaires, c'est un truc de droite', ou qu'elle n’a 'absolument rien en commun avec Javier Milei'», un économiste argentin ultralibéral, souligne Knafo.
Malgré le flou autour de la date de candidature d'Éric Zemmour, le leader de son parti, Knafo met en avant les luttes internes au sein de l'extrême droite, notamment entre elle et Marine Le Pen, ainsi qu'entre Le Pen et Jordan Bardella, le président du RN. Bardella est souvent perçu comme ayant une approche économique plus alignée avec celle d'autres partis de droite, ce qui complique encore plus la dynamique interne.
La récente annonce de Marine Le Pen, suite à sa réhabilitation judiciaire, a suscité des réactions, Knafo soutenant que « avec son pourvoi, Marine Le Pen place de facto la campagne présidentielle dans la main des aléas judiciaires ». Elle évoque un parallèle avec les campagnes marquées par des scandales, comme François Fillon en 2017 et la crise ukrainienne en 2022 qui avaient également perturbé les élections.
La Cour de cassation est attendue pour rendre sa décision sur le pourvoi de Marine Le Pen d'ici le 1er avril, et une condamnation pourrait impacter l'élection présidentielle prévue les 18 avril et 2 mai.







