En réponse à une montée inquiétante de la violence et à un drame qui a secoué la commune, Henri Lagarrigue, maire de Parempuyre, a récemment annoncé un arrêté municipal interdisant la consommation d'alcool dans plusieurs espaces publics. Ciblés par cette mesure, la halle François-Mitterrand, l'aire de jeux près du supermarché et l'allée du Bois. Cette interdiction court jusqu'au 31 août inclus.
Ce changement fait suite à un événement tragique du 27 juin, où une altercation entre des individus alcoolisés a dégénéré, entraînant un coup de couteau mortel. La victime, un homme d'une cinquantaine d'années, n'a pas survécu malgré son évacuation par hélicoptère vers l’hôpital Pellegrin. « J’ai reçu la confirmation de cette triste nouvelle samedi dernier », a déclaré le maire, décrivant l’impact dévastateur sur la communauté.
Assistance psychologique
L’attaque s’est produite un après-midi chaud, avec plusieurs témoins, y compris de jeunes enfants, présents lors de l’incident. Pour faire face à la situation, une assistance psychologique a été mise en place par le Centre Communal d'Action Sociale (CCAS), en lien avec les autorités compétentes. Cette initiative a été jugée nécessaire afin d'aider les victimes indirectes de la tragédie et de restaurer la sérénité au sein de la communauté.
« Il fallait identifier des lieux précis pour permettre une intervention efficace de la police municipale. La tranquillité des citoyens ne doit pas être compromise par la consommation d'alcool sur la voie publique », a souligné M. Lagarrigue, exprimant des regrets quant au fait de ne pas avoir pris cette initiative plus tôt, d'autant plus que cette violence était devenue chronique.
Une mesure nécessaire mais ciblée
À noter que cette interdiction n'inclut pas les bars et restaurants de la ville qui sont habilités à servir de l'alcool dans leurs établissements. Les manifestations locales qui requièrent des débits de boissons temporairement autorisés resteront également exclues de cette mesure. M. Lagarrigue a précisé que, jusqu'à présent, cette décision a porté ses fruits, soulignant que si des problèmes devaient se déplacer vers d'autres zones, l'interdiction serait élargie. La situation, selon le maire, n'a été causée que par un petit groupe de personnes, souvent en difficulté, nécessitant une attention particulière.







