Près de 300 soldats de la 1re division de l'Armée de Terre sont mobilisés dans le quartier Ruty à Besançon jusqu'au 10 avril 2026, pour l'exercice biennal ORION 26. Cet événement, qui réunit également des forces de la Marine nationale et de l'Armée de l'air, simule un scénario fictif mais réaliste : la défense d'une nation alliée à l'OTAN, appelée Arnland, face à une agression de la part d'une nation nommée Mercure. Ce contexte rappelle fortement celui du conflit entre l'Ukraine et la Russie.
L'exercice se déroule en quatre phases, la dernière étant spécifiquement consacrée à la "guerre de haute intensité". Bruno Helluy, commandant de la 1re division, souligne l'importance de s'entraîner pour un combat que beaucoup jugent probable à l'heure actuelle. "Nous nous préparons pour un affrontement potentiel, qui s'annonce coercitif", déclare-t-il.
À l'intérieur du poste de commandement, juché au pied de la citadelle de Besançon, les militaires se soumettent à des mesures de sécurité strictes : téléphones rangés dans des boîtes verrouillées. "On agit comme en situation réelle", affirme Bruno Helluy, en ajoutant que les soldats doivent se camoufler efficacement dans divers environnements urbains pour éviter d'être ciblés par des frappes ennemies.
La planification au cœur des opérations
Lors de la visite dans la salle de planification, le commandement militaire s'affaire autour de divers enjeux, notamment la sécurité des infrastructures cruciales. Des officiers britanniques et italiens prennent part à ces échanges, renforçant l'aspect multinational de la défense. "Nous avons examiné minutieusement les ponts et leur état de vulnérabilité", explique Helluy.
Une analogie avec le sport automobile
Dans un hangar dédié aux opérations, la comparaison avec une "écurie de Formule 1" est pertinente. Le colonel Alban, en charge des opérations, décrit ses équipes comme des stratèges de course, capables d'analyser les données en temps réel pour commander les mouvements sur le terrain. Si des militaires surveillent les informations satellitaires, d'autres orchestrent les frappes d'artillerie ou aériennes.
L'Intelligence Artificielle au service de la stratégie
Un étage supplémentaire est consacré à l'utilisation de l'intelligence artificielle, avec un outil nommé Berthier, conçu pour fournir des analyses instantanées sur le champ de bataille. Bien qu'encore en développement, cette technologie pourrait révolutionner la manière dont les opérations militaires sont conduites.
À travers cet exercice, l'Armée de Terre prouve son engagement envers la préparation des forces armées françaises, tout en renforçant la coopération internationale. Des événements comme ORION 26 sont cruciaux pour comprendre comment les armées s'adaptent aux défis contemporains.







