La ville de Besançon (Doubs) a annoncé par un communiqué que le maire, Ludovic Fagaut, a déposé une plainte suite à l'affichage d'une banderole par le collectif d'extrême droite Némésis pendant le carnaval. Cette banderole, qui établissait un lien entre les violeurs et les étrangers, a été suspendue à la façade d’un immeuble lors de cet événement festif.
« Aujourd'hui, nous sommes allées au carnaval pour informer le public sur les violences sexuelles liés à l'immigration », a déclaré le collectif sur la plateforme X, accompagnant son propos d'une vidéo montrant la banderole.
La mairie a précisé que la plainte déposée ce lundi concerne « la provocation à la haine » engendrée par ces affichages. « Nous condamnons fermement de tels actes et réaffirmons notre attachement aux valeurs de respect et de vivre-ensemble », a insisté le maire Fagaut.
Une indignation partagée
Cette situation rappelle les événements de l'année précédente, lorsque le collectif Némésis avait déjà perturbé le carnaval, entraînant des réactions similaires à celles de la maire écologiste d'alors, Agnès Vignot. En janvier 2025, des militantes de Némésis avaient également provoqué une situation tendue lors de la cérémonie des vœux municipaux.
Agnès Vignot a réagi suite à cette nouvelle provocation, déclarant que « ces amalgames haineux sont une honte. Le racisme n'est pas une opinion, mais un délit ». Des voix expertes, comme celles du sociologue Jean-Pierre Le Goff, soutiennent que ces actions visent à créer une fracture sociale dans une période où la cohésion nationale est primordiale.
La réaction de la mairie souligne une nécessité de vigilance face à la montée de discours extrémistes, qui risquent de fracturer le tissu social et de développer un climat de méfiance. C'est un appel à l'unité dans un contexte politique et social délicat.







