Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran, établi le 8 avril, n'a pas eu l'impact escompté sur les tarifs des carburants en France. Alors qu'une réduction de 5 à 10 centimes était anticipée, la réalité est bien différente : une seule baisse de 1 centime a été enregistrée. Ce constat décevant s'explique par les nouvelles tensions au Moyen-Orient et l'échec des discussions entre Washington et Téhéran.
Les derniers chiffres du gouvernement, publiés ce lundi, révèlent que l'essence SP95-E10 s'affiche à 2,001 euros le litre, le SP98 à 2,098 euros, et le gazole, le carburant le plus utilisé en France, à 2,330 euros. Ces montants montrent une légère diminution par rapport aux prix du 7 avril, mais largement en dessous des attentes. Le ministre du Commerce, Serge Papin, avait même évoqué sur RTL une baisse d'au moins 10 centimes.
L'échec des négociations a provoqué une nouvelle hausse
Initialement, la conclusion du cessez-le-feu avait entraîné une baisse des prix du baril, qui avaient atteint des sommets pendant le conflit. "Si le prix du pétrole se stabilise autour de 92 à 95 dollars, cela pourrait engendrer une réduction significative à la pompe", avait déclaré Olivier Gantois, président de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), à l'AFP. Cependant, cette baisse souhaitée semble désormais loin de se réaliser.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, avait exprimé l'espoir de voir les prix en station-service diminuer rapidement, d'ici la fin du week-end ou au début de la semaine suivante. Malheureusement, cette anticipation s'est heurtée à une remontée des prix du pétrole brut, alimentée par les récentes tensions internationales et l'échec des pourparlers de paix entre les États-Unis et l'Iran.







