Le baril de Brent, référence mondiale, a grimpé à 126,41 dollars, son niveau le plus élevé depuis mars 2022, suite aux inquiétudes croissantes autour d'un blocage des navires dans le détroit d'Ormuz. Après une hausse de 7% en l'espace de quelques heures, le prix du brut a légèrement reculé à 124,64 dollars.
Cette montée des prix s'ajoute à une situation déjà tendue depuis le début des hostilités entre les États-Unis, Israël et l'Iran. Elle représente le double du prix d'avant l'attaque militaire contre l'Iran en février 2026, un conflit dont les conséquences commencent à peser lourdement sur l'économie mondiale.
L'absence de solutions à court terme
Les prévisions restent pessimistes. Des responsables américains ont déclaré que le gouvernement pourrait maintenir le blocus des ports iraniens pendant plusieurs mois. Donald Trump a souligné que "le blocus est plus efficace que les bombes", indiquant une volonté de durcir la pression sur l'économie iranienne.
Selon le Wall Street Journal, l'administration envisage de bloquer davantage les exportations pétrolières iraniennes, une manœuvre qui pourrait aggraver la crise d'approvisionnement sur les marchés mondiaux. Pendant ce temps, l'Iran semble déterminé à maintenir ses propres restrictions dans la région.
"Le contexte géopolitique reste très tendu. Les capacités de stockage sont saturées, et nous devons nous préparer aux conséquences d'une baisse de production durable", avertit Stephen Innes de SPI Asset Management.
Les analystes s'accordent à dire que les marchés financiers n'intègrent pas encore l'impact potentiel d'un conflit prolongé. Anthony Kettle, gestionnaire chez RBC BlueBay, a récemment déclaré que "l'économie mondiale pourrait subir de graves dommages si ce conflit continue de s'intensifier".
En parallèle, la sortie brutale des Émirats Arabes Unis de l'OPEP soulève des interrogations, bien que le pays affirme que cette décision s'inscrit dans une vision économique à long terme, ne devant pas perturber immédiatement le marché mondial.







