Des conditions déplorables, telles que des draps non lavés et du personnel mal formé, ont conduit à la fermeture temporaire de la maison Âges et Vie de Montbozon en Haute-Saône en octobre 2025. Elle prévoit une réouverture en juin 2026, à condition que quatre chambres soient réservées, afin d'assurer sa viabilité économique. Lors d'une journée portes ouvertes, plusieurs visiteurs, dont deux ont signé un devis, ont pu découvrir les aménagements rénovés.
Un renouveau indispensable
Lors des visites, managers et auxiliaires se sont engagés à montrer les améliorations apportées. Ludivine Regnier, nouvelle responsable de ces résidences, a présenté des espaces modernisés : "Des chambres individuelles, toutes équipées comme en hôtel, et un espace extérieur remis à neuf." Parmi les visiteurs, Marie-Christine, 78 ans, profite de l'occasion pour s'informer sur le lieu où elle pourrait être accueillie à l'avenir.
Fondée en 2008 à Besançon, l'entreprise Âges et Vie a pour objectif d'offrir des colocations pour seniors autonomes dans un cadre adapté, avec une présence quotidienne d'auxiliaires de vie et des astreintes nocturnes.
Des coûts qui varient
Le coût mensuel de l'hébergement peut fluctuer entre 2 500 et 3 500 euros en fonction du niveau de dépendance des résidents. Clémentine Roy, responsable territoriale, précise que l'évaluation des besoins des résidents est cruciale. Les aides disponibles, telles que le crédit d'impôt ou l'allocation personnalisée d'autonomie, peuvent alléger le fardeau financier.
Des contrôles renforcés
Consciente des enjeux, Clémentine Roy a indiqué qu'elle multiplierait les visites inopinées pour garantir la qualité des services : "Ce ne sont pas des inspections pour fliquer, mais un moyen d'éviter la répétition de ces erreurs." Les témoignages d'auxiliaires de vie contactées par ICI Besançon révèlent des inquiétudes persistantes concernant la charge de travail et la formation du personnel.
Une ancienne auxiliaire a exprimé ses préoccupations : "Il faut se plier en 10 pour effectuer notre travail correctement. La formation est insuffisante pour accompagner des résidents atteints de maladies graves." Ces témoignages soulignent la nécessité d'améliorer les pratiques et de garantir un service digne et respectueux des seniors.







