La cour de cassation a tranché le mardi 12 mai en rejetant le recours de Frédéric Péchier, anesthésiste reconnu coupable d'avoir causé, entre 2008 et 2017, 30 empoisonnements, dont 12 mortels. Ce médecin de 54 ans, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en décembre dernier, avait demandé sa remise en liberté afin de mieux préparer son procès en appel, qui se déroulera à Lyon.
Déjà le 11 février, la cour d'appel de Besançon avait annulé une demande similaire, indiquant qu'une libération pourrait entraîner un « trouble à l'ordre public ». Les juges craignaient des pressions potentielles sur les témoins et mettaient également en doute la garantie de sa présence au procès, dont la date reste incertaine.
Les avocats de Péchier avaient contesté cette décision en appelant à la cour de cassation. Ce dernier, incarcéré depuis le verdict prononcé par la cour d'assises du Doubs le 18 décembre, continue de clamer son innocence. Divers experts en droit pénal soulignent que son maintien en détention pourrait être lié aux éléments de preuve impliqués dans l'affaire.
Péchier a été reconnu coupable d'avoir empoisonné des patients en contaminant des poches de perfusion, ce qu'il aurait fait pour se venger de collègues avec qui il était en conflit. Lors du procès, il avait comparu libre, ce qui a suscité des interrogations sur la sécurité publique. Ce procès a été marqué par des témoignages accablants, créant un climat de tension dans le milieu médical, comme le rapporte Le Monde.







