Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a exprimé son choc mardi face aux dernières révélations concernant un ancien cadre sportif. L'individu, pensant converser avec une jeune fille de 14 ans, a été en réalité piégé par un homme ayant utilisé l'intelligence artificielle pour tromper ses interlocuteurs. Selon des informations rapportées par Le Parisien, cet ancien directeur départemental de l'UNSS en Haute-Saône s'est présenté de lui-même au commissariat avant d'être placé en garde à vue.
Le sexagénaire, déjà condamné en juillet 2025 à une peine avec sursis pour détention d'images pédopornographiques, est apparu dans un live TikTok, où il a fait des avances à une adolescente virtuelle.
« Est-ce que je pourrais t’embrasser par exemple ? »
Dans cette vidéo virale, un homme en tee-shirt gris, assis sur un canapé, propose à la fausse ado de l'emmener au Parc des Princes. Il la questionne : « Est-ce que je pourrais t’embrasser par exemple ? » Face à cette proposition, l'interlocutrice, dont la voix avait été modifiée, répond : « Imagine que tu as 14 ans, mets-toi à ma place ». Inébranlable, le sexagénaire poursuit : « est-ce que ça te ferait envie d’abord ? »
La jeune fille rétorque que cela la mettrait mal à l'aise, car elle ne connaît pas cet homme. Pourtant, celui-ci tente de la rassurer : « On ira voir un match de foot, ce n’est pas le problème ». Dans un échange ultérieur, il lui demande : « si tu dis que tu vas avec une pote et que tu viens avec moi, ça te poserait problème ? » Ce à quoi elle répond : « Tu veux que je mente à mes parents ? ». Sur un ton décontracté, il acquiesce.
« Qu’est-ce que tu donnes pour savoir ? »
Au fil des minutes, l'ancien responsable laisse entendre qu'il a une certaine notoriété. Lorsque la jeune fille cherche à en savoir plus, il lui demande : « Qu’est-ce que tu donnes pour savoir ? Qu’est-ce que tu ferais pour me faire plaisir pour que je te dise ? ».
Après la diffusion de cet extrait sur les réseaux sociaux, l'identité du sexagénaire a rapidement circulé parmi les internautes. Il est accusé d'avoir précédemment obtenu des condamnations pour avoir détenu des images à caractère pornographique impliquant des mineurs, comme rapporté par France 3 Bourgogne-Franche-Comté.
Selon cette source, l'individu a été révoqué de ses fonctions après avoir été arrêté en mars 2020 suite à des plaintes d’élèves concernant des messages inappropriés envoyés via le compte Instagram de l’UNSS 70. En janvier 2025, il a reçu une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans, assorti d’une obligation de soins. Les autorités ont retrouvé du matériel pédopornographique sur son ordinateur.
Le CNOSF a exprimé son « effroi » sur les réseaux sociaux, déclarant que si ces nouvelles allégations se confirment, elles seraient d’une gravité absolue. L'organisme insiste sur sa politique de tolérance zéro concernant les violences sexuelles sur mineurs. De plus, l'association 211 Organisation, qui oeuvre contre la pédocriminalité, a indiqué qu'elle prévoyait de signaler ces faits au procureur de la République.







