Depuis le 13 avril, des travaux perturbent la RN57 entre La Cluse-et-Mijoux et Les Hôpitaux-Vieux, rendant la route impraticable dans le sens Suisse-France jusqu'à fin juillet. Cette situation a des conséquences notables sur les commerçants de la région, souvent frustrés par ces chantiers récurrents. Cependant, en dehors des préoccupations locales, une problématique bien plus grave attire l'attention : la traque des prédateurs sexuels sur les réseaux.
Récemment, l'affaire d'un ancien directeur du sport scolaire en Haute-Saône a fait grand bruit. Dominique B., déjà condamné pour détention d'images pédopornographiques, a été piégé par un internaute qui, à l'aide d'une intelligence artificielle, s'est fait passer pour une adolescente de 14 ans. Les propos recueillis sont à la limite du déshumanisant et ont conduit à une enquête judiciaire.
Il ne faut pas faire ça tout seul
Cette pratique de traquer les pédocriminels présumés est encadrée par des règles strictes. L'association 211 Organisation, qui soutient les traqueurs, met en garde : "Il ne faut pas faire ça tout seul, il y a des règles à respecter. Toute initiative non encadrée peut être nuisible." Le responsable des relations médias, qui souhaite rester anonyme, appelle à la prudence pour éviter toute dérive.
Des risques de suppressions de preuves importantes
Les dangers de la chasse en ligne sont multiples. La commissaire divisionnaire Aurélie Besançon, en charge de l’office mineurs à la police judiciaire, avertit : "Ces actions peuvent compromettre les enquêtes des autorités, alerter de véritables pédocriminels et entraîner la suppression de preuves cruciales." En effet, les chasseurs peuvent faire face à des poursuites judiciaires pour diffamation ou atteinte à la vie privée. Véronique Béchu de l’association E-enfance souligne également les risques physiques encourus, notamment lors des rencontres après une connexion en ligne : "Il est essentiel de laisser faire les services spécialisés pour éviter des confrontations dangereuses."
Face à ces inquiétudes, le réflexe recommandé reste de signaler les comportements suspects aux autorités. Les citoyens peuvent composer le 17 ou se rendre sur la plateforme Pharos pour alerter des enquêtes. Pour protéger les enfants victimes, le 3018 est également disponible.







