Avec les températures estivales, les campings de Franche-Comté, comme le camping Le Chanet à Ornans, affichent complet. Ce week-end, le site a connu une fréquentation record, renforcée par une clientèle étrangère fidèle, malgré un contexte économique difficile. Cependant, sous le soleil ardent, nombreux sont ceux qui ne respectent pas les interdictions de baignade.
Les Voies Navigables de France mettent en garde depuis le début de cette vague de chaleur face au « risque de noyade ». Dans cette région, certains choisissent de plonger depuis l'une des écluses du Doubs, comme celle de Gouille à Beure, où trois jeunes, âgés de 13 à 15 ans, se sont baignés malgré les risques.
Antoine, agent des Voies Navigables de France, a averti les adolescents en déclarant : « C'est interdit de sauter ici. Je viens de les engueuler ! C'est dangereux. S'il y a un bateau qui arrive, ils se font aspirer dans la vanne et c'est mortel ! ». Face aux refus des jeunes de respecter cette directive, il a également dû faire appel à la gendarmerie à plusieurs reprises.
Une fois le responsable parti, les adolescents ont repris leurs activités. L'un d'eux a exprimé son attitude désinvolte : « On est jeunes, on profite. C'est pas forcément interdit. » Il avoue n'avoir pas remarqué le panneau interdisant la baignade et déclare ironiquement qu'il ne tiendrait pas compte de telles restrictions.
Ces jeunes connaissent plusieurs lieux de baignade et se délectent des sensations fortes que leur procurent les sauts : « On adore les sensations. » Mais les autorités restent préoccupées. Christophe Huot-Marchand, responsable des Voies Navigables à Besançon, insiste : « C'est très risqué. Chaque année, de nombreux accidents mortels sont à déplorer dans les cours d'eau. »
En effet, selon Santé publique France, 169 noyades ont été rapportées entre juin et septembre 2025, une hausse alarmante par rapport à l'année précédente. Les raisons données incluent l'hydrocution, les courants puissants, et la mauvaise visibilité sous l'eau.
Les risques sont multipliés lorsqu'il s'agit de sauter des écluses, qui peuvent être ouvertes à tout moment par un bateau, causant des accidents graves. De plus, le niveau d'eau peut varier rapidement, rendant la baignade encore plus dangereuse. « Si l'écluse est vide, cela peut être dramatique », conclut Huot-Marchand.
Pour répondre à ces préoccupations, il collabore avec la mairie de Besançon pour créer une plage naturelle où la baignade sera réglementée et sécurisée, mais les détails de ce projet restent à définir.







