Le centre hospitalier Louis Pasteur de Dole a officiellement rejoint les équipes du CHU de Besançon, une décision adoptée par le conseil de surveillance de l'hôpital ce jeudi 28 mai. Avant ce vote, une mobilisation a eu lieu devant l'hôpital, organisée par le Comité de défense des hôpitaux publics de Dole, pour exprimer leur désapprobation.
Depuis le départ à la retraite de son directeur Gilles Chaffange début 2026, l'hôpital de Dole était temporairement géré par Charlotte Fernandes. Le conseil de surveillance a finalement décidé d'établir une direction commune avec le CHU de Besançon, avec 9 voix pour, 2 contre et 2 abstentions.
Cette décision ne fait cependant pas l'unanimité. Des membres du Comité de défense affirment qu'une direction partagée pourrait nuire à l'autonomie de l'hôpital et donc à la qualité des soins. Christian, citoyen engagé dans cette lutte, s'inquiète : "C'est une perte de proximité. Les décisions seront prises à Besançon, éloignant ainsi les services médicaux de la population locale."
Un pari sur l'avenir des soins
Jean-Baptiste Gagnoux, maire de Dole et président du conseil, tient à rassurer les habitants : "Cette nouvelle organisation ne va pas compromettre l'accès aux soins de proximité. Le CHU ne récupérera pas les services de l'hôpital de Dole." Il souligne également que maintenir l'autonomie tout en manquant de médecins ne favoriserait pas les soins aux patients.
Les espoirs sont de voir davantage de médecins bisontins venir exercer à Dole. Toutefois, Philippe Zante, représentant CGT, reste prudent : "Pour moi, c'est jouer à la roulette russe. Nous aurions dû attendre un an avant d'initier cette direction commune pour évaluer son efficacité réelle".
Clarifications sur l'avenir de l'hôpital
Gagnoux a tenu à clarifier que "il n'y a pas de fusion ni d'absorption", et que malgré cette direction commune, l'autonomie de gestion du budget de l'hôpital de Dole sera préservée. Il a aussi affirmé que si cette initiative ne portait pas ses fruits, elle pourrait être stoppée avec un préavis de 6 mois.
Les opinions restent partagées, et le chemin à suivre semble semé d'embûches. Les habitants de Dole, leur avenir médical, ainsi que celui de l'institution hospitalière, sont désormais en mains d'une nouvelle direction qui devra prouver son efficacité à apporter des réponses adaptées aux besoins locaux.







