Ce vendredi 29 mai 2026, le maire de Besançon, Ludovic Fagaut, a officiellement signé un arrêté visant à interdire la mendicité jugée "agressive et alcoolisée". Ce texte, qui prend effet immédiatement, sera appliqué jusqu'au 15 octobre 2026 dans divers secteurs de la ville, marquant ainsi une des premières décisions majeures de sa mandature.
Le centre-ville de Besançon visé
Les lieux touchés par cette mesure incluent la Grande rue, le secteur autour du pont Battant, ainsi que plusieurs places et rues du cœur de ville, comme les places Pasteur et Granvelle ou encore le square Saint-Amour. La zone commerciale de Châteaufarine fait également partie des zones ciblées par cette initiative.
Des restrictions sur les comportements inappropriés
Ce décret intervient en réponse à une hausse des "troubles à l'ordre public" dans le centre-ville, rapportée par la mairie. Entre le 15 avril et le 25 mai 2026, on a enregistré une soixantaine d'incidents liés à l'alcool, ainsi que de nombreux signalements de comportements agressifs. Les personnes sans domicile fixe qui mendient de manière insistante pourront faire face à des sanctions allant jusqu'à six mois de prison et 150 euros d'amende.
Le maire, soutenu par plusieurs experts en politiques publiques, affirme que cette mesure est essentielle pour garantir un cadre de vie plaisant aux commerçants et résidents. "Notre objectif est de créer un environnement serein au cœur de la ville, propice à la convivialité et à la sécurité", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. Cependant, des critiques émergent également, certains estimant que cette mesure stigmatise les plus démunis et ne résout pas les problèmes sociétaux structurels. Plusieurs associations caritatives ont d'ores et déjà prévu de se mobiliser contre ce décret, le qualifiant d'inefficace et de dangereux pour le lien social.
En plus des restrictions sur la mendicité, le texte étend les pouvoirs de la police municipale pour contrer les nuisances collectives générées par des regroupements dérangeants ou des animaux errants, soulignant ainsi une volonté d'apporter des réponses efficaces à des problématiques réelles dans la ville.







