Lors d'une intervention sur franceinfo, Karine Fromont, secrétaire nationale SE-Unsa dédiée à la qualité de vie et aux conditions de travail, a exprimé son inquiétude quant à l'absence de réactivité de l'État face aux défis liés au changement climatique dans les établissements scolaires.
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France Télévisions : Avez-vous constaté que les lycéens sont bien accueillis durant cette période d'examens ?
Karine Fromont : Si le personnel fait tout son possible pour accueillir les élèves, les conditions réelles restent préoccupantes. Face à la canicule, les mesures mises en place par le ministère semblent être davantage de l'ordre de l'improvisation : 'on fait ce qu'on peut avec ce que l'on a'. Notre syndicat milite pour un plan à long terme qui privilégie l'anticipation plutôt que la simple réaction.
Pensez-vous que le gouvernement remplit pleinement son rôle ?
Absolument, et il en va de même pour les gouvernements passés. La construction d'une école nécessite du temps, des mois de réflexion pour intégrer des normes écologiques et non simplement climatiques. Installer des climatiseurs n'est pas une solution durable.
Quelles solutions préconisez-vous alors ? Faut-il repenser l'ensemble des infrastructures scolaires ?
Nous croyons fermement qu'une approche collaborative pour mutualiser les coûts est essentielle. Il est pourtant inacceptable que le financement repose uniquement sur les collectivités territoriales. Une vision politique plus forte est nécessaire pour édifier des infrastructures durables. Il est impératif également de penser à un plan qui couvre tous les territoires, notamment ceux des DOM-TOM, souvent laissés pour compte en termes d'amélioration des bâtiments scolaires.
Le Fonds Vert, mis en place il y a plusieurs années, ne semble pas suffisant. Que préconisez-vous à cet égard ?
Il est inacceptable que nous limitions nos actions à une simple réparation des anciens bâtiments alors qu'il existe près de 58 000 établissements devant s'adapter à ces nouvelles réalités climatiques.
Les projets d'aménagement ne semblent pas toujours aboutir. Qu'en pensez-vous ?
Beaucoup d'initiatives restent à l'état de projets sur le papier. À titre d'exemple, un lycée de Vesoul a dû fermer, mettant 920 élèves dans une situation précaire, sans solution immédiate pour leur redirection. C'est une illustration alarmante de l'inefficacité des politiques en matière d'infrastructures scolaires.
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