Ce lundi, environ 300 personnes se sont rassemblées devant le palais de justice de Besançon, tandis qu'une autre manifestation a eu lieu à Vesoul avec environ 150 participants, y compris des enfants. Ces manifestations font suite à la tragique disparition de Lyhanna, une jeune fille de 11 ans dans le Gers, survenue la semaine dernière.
Les slogans tels que "Lyhanna, plus jamais ça !" ont résonné à Besançon où des pancartes dénonçant les "dysfonctionnements de la justice" ont été brandies. De nombreux jeunes ont également participé à ce mouvement de solidarité.
À Vesoul, les participants, certains accompagnés de leurs enfants, exhibaient des messages tels que "Protégeons nos enfants" et "Stop à la lenteur judiciaire". Cette mobilisation a vu la participation de syndicalistes et de bénévoles d’associations féministes, renforçant ainsi l'appel à une action collective face aux violences faites aux mineurs.
Les revendications ici sont claires : une loi intégrale contre les violences sexuelles. Des organisations comme l'intersyndicale féministe du Doubs Solidaires-FSU-CGT Éducation et l'association Mouv'Enfants, se battent pour faire entendre leurs voix. Ce n'est pas la première fois que ces groupes se mobilisent ; récemment, ils ont réussi à récolter plus de 160 000 signatures pour une pétition en faveur d'une législation protectrice des enfants.
Une représentante de l’association Mouv'Enfants a déclaré : "Il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour protéger nos enfants et garantir leur sécurité." Cette voix est soutenue par de nombreuses autres qui souhaitent que des changements significatifs soient apportés à la législation.
La tristesse et la colère ressenties par les manifestants illustrent bien l'urgence d'agir et de ne plus laisser de tels drames se produire sans réponse. À travers cette mobilisation, ils espèrent également apporter une conscience collective sur ces enjeux cruciaux.







