L’insertion par l’activité économique a trouvé un écho fort à travers AG2I, qui, depuis sa création en 1998, a accompagné une multitude de personnes vers l’emploi. Avec une évolution incroyable, l’association gersoise est passée de deux à 140 salariés, tout en restant fidèle à ses valeurs humaines et sociales. Christophe Loizon, maire adjoint d'Auch et fondateur d’AG2I, se retire désormais, en laissant derrière lui un précieux héritage.
"Je ne l’ai pas abandonnée, je l’ai transmise," déclare Loizon, qui parle de son parcours au sein d’AG2I. Son aventure a débuté alors qu’il était salarié d'Aide 32, cherchant à donner une voix et des opportunités aux personnes éloignées du marché du travail. Une rencontre déterminante avec l’entreprise auscitaine Positronic a conduit à la création d’AG2I, pionnière dans le Gers.
Une adaptation pour répondre aux réalités du marché
Au fil des ans, AG2I a su évoluer face aux défis du territoire. Alors qu’elle accueillait initialement des jeunes qualifiés en quête d’expérience, l’association a élargi son champ d'action pour inclure des publics en quête de solutions face à des difficultés variées. Cette transformation a été soutenue par des efforts pour offrir un accompagnement holistique, intégrant des services d'emploi, d'alimentation, de logement et de santé.
Au cœur de cette évolution se trouve la volonté de répondre aux enjeux contemporains, comme l’illustre son engagement précoce dans la lutte contre la fracture numérique. AG2I a élargi son intervention au reconditionnement informatique, à l’électroménager, puis au mobilier, illustrant un passage à une économie circulaire. "Il a fallu évoluer avec les besoins et les demandes," résume Loizon.

AG2I a réussi à établir des antennes à Fleurance, Eauze et Aire-sur-l’Adour, prouvant ainsi son rôle central dans l’économie sociale et solidaire du Gers.
Une passation réfléchie
Pour bien préparer sa succession, Loizon a veillé à impliquer plusieurs nouveaux dirigeants dans les décisions stratégiques. "Je voulais transmettre au moment où l’association est en pleine santé et développement", explique-t-il. À 54 ans, il ne rachète pas son engagement. Camille Bonne, adjoint au maire en charge des affaires économiques, aspire à orienter ses compétences vers l’enseignement professionnel : "J’ai envie de transmettre ce que j’ai appris aux jeunes," confie-t-il.
Après près de trois décennies à bâtir et développer AG2I, Christophe Loizon laisse un héritage solide, prêt à poursuivre sa mission au service des plus vulnérables.







