Ce week-end, les Eurockéennes de Belfort ont attiré 125 000 spectateurs pour des performances de têtes d'affiche telles qu'Orelsan, Aya Nakamura et The Offspring. Cependant, des voix se sont élevées pour critiquer le service de bière, déplorant qu'il soit exclusivement assuré par des distributeurs automatiques, qui ont même connu une panne lors de la première journée.
Les éditions précédentes permettaient aux associations de bénévoles de gérer les buvettes, un dispositif qui a été jugé illégal par l'inspection du travail cette année, forçant ainsi les organisateurs à recourir aux machines. Une décision controversée qui a déçu de nombreux festivaliers, comme l'a rapporté France Info, qui a souligné que les festivités étaient généralement animées par l'interaction humaine des bénévoles.
Mathieu Pigasse, figure locale et défenseur des festivals, a qualifié cette interprétation des lois du travail d'« ayatolesque ». Il s'interroge pourquoi cette même approche n'est pas adoptée à l'échelle nationale. « C'est là que réside l'absurdité », a-t-il déclaré, ajoutant que plusieurs festivals projets de se regrouper pour demander des clarifications de l'État, dans l'espoir d'améliorer la situation pour les Eurockéennes de 2027.
Les festivaliers expriment leur mécontentement par de nombreux canaux, y compris les réseaux sociaux, où la frustation face aux machines remplace souvent l'ambiance conviviale habituellement présente dans de tels événements. Les Inrocks rapportent également de nombreuses plaintes au sujet de la qualité de la bière elle-même, qui semble varier selon les réserves, ajoutant une contrainte supplémentaire à l'expérience des spectateurs.







