Le projet de loi visant à renforcer les mesures contre les violences sexistes et sexuelles envers les femmes et les enfants met en évidence une approche institutionnelle et réactive. En effet, cela se traduit par une formation renforcée des professionnels, un signalement amélioré, et une protection accrue des victimes. Si ces mesures sont indéniablement nécessaires, il est préoccupant de constater le manque d'accent mis sur la prévention. Selon un rapport du ministère de la Justice, le terme « prévention » est mentionné seulement six fois alors que l'« école » n'est mentionnée qu'une fois ; contrastant avec les 54 occurrences de « justice » et sept de « police ».
Le manque de mention des psychologues et des psychiatres soulève des questions sur l'approche adoptée pour aborder cette problématique. Les jeunes sont souvent perçus uniquement comme des victimes à protéger, négligeant leur potentiel en tant qu'individus à éduquer et à préparer à des relations saines. Pour prévenir efficacement ces violences, il est essentiel d'instaurer des espaces d'écoute anonymes et des consultations accessibles pour les hommes en difficulté, qu'elle soit psychique, relationnelle ou sexuelle.
Comme l'affirme la psychologue Dr. Isabelle Lefevre, « comprendre les causes de ces comportements est fondamental pour les prévenir. On ne peut pas agir seulement après les faits. » Ainsi, établir une véritable prévention nécessite une approche holistique qui va au-delà de la simple répression. Il est temps d'agir en amont, en cultivant une culture de dialogue et de respect.







