Stéphane Schinazi, véritable entrepreneur visionnaire, a récemment réalisé son rêve en acquérant un château à Sainte-Terre, non loin de Saint-Émilion. En 2020, il a entrepris un pari audacieux en plantant plus de 4 hectares de cépages moins connus dans la région de Bordeaux, faisant de lui l'un des pionniers de cette initiative unique en Gironde. Parmi les cépages cultivés, on retrouve des variétés emblématiques comme la syrah et le grenache, originaires du Rhône, ainsi que le pinot noir, précieux atout de la Bourgogne, et le sangiovese, prisé en Italie du Nord. Pour compléter cette palette, Stéphane a également misé sur le viognier et 0,8 hectare de chenin blanc, reconnu dans le Val de Loire.
Situé à quelques kilomètres de Saint-Émilion, le domaine de Haut-Brisson, duquel Stéphane est propriétaire, se distingue par ce choix audacieux. "J'aime tester des choses nouvelles, inspiré par mon passé dans le monde de la tech", confie le Bordelais, âgé de 63 ans. Après avoir fait ses preuves dans l'industrie de la technologie, il a décidé d'embrasser une nouvelle passion en devenant viticulteur, transformant ainsi son statut avec brio.
L’aventure Haut-Brisson
Ingénieur de formation, Stéphane a fondé sa première entreprise à seulement 20 ans et a since bâti une carrière impressionnante avec Edevice, sa société spécialisée dans les objets connectés pour la médecine. Mais cette aventure s’est arrêtée en 2016, le poussant à se former dans le domaine viticole et à entreprendre des travaux de réhabilitation majeurs dans le château Haut-Brisson, allant de la construction d'un nouveau chai à l'amélioration des surfaces de dégustation.
Avec l'arrivée de Teddy Pallaruelo, responsable de l'exploitation, l'accent a été mis sur la recherche des meilleurs cépages pour chacun des terroirs, notamment face aux défis climatiques actuels. "Nous avons adapté nos plantations pour résister aux fortes chaleurs, et les premiers retraits promettent de belles surprises", ajoute-t-il avec optimisme.
Cependant, le chemin n’est pas sans embûches. "Je ne pensais pas que ce serait si difficile", avoue Stéphane lors d'une dégustation de ses vins étiquetés 'La Surprise de Haut-Brisson'. Proposés à 19 euros la bouteille, ces vins affichent une qualité prometteuse.
En ce qui concerne les prochaines vendanges, la saison s'annonce particulièrement précoce, avec des récoltes de blancs prévues dès la mi-août. "Les plantations jeune et fragiles, bien que venant d'ailleurs, se sont bien adaptées aux chaleurs estivales", conclut-il en faisant preuve d'un optimisme réaliste.
Pour ceux qui souhaitent découvrir ces innovations viticoles, le château Haut-Brisson est ouvert à la visite sur rendez-vous.







