La lutte contre le changement climatique et l'impact social des entreprises sont des préoccupations croissantes pour les Français. Cette tendance se traduit par un intérêt grandissant pour l'épargne solidaire, dont les labels sont essentiels pour orienter les investisseurs.
Un intérêt croissant pour la finance solidaire
Les Français sont de plus en plus soucieux de l'impact environnemental et social de leurs investissements. De nombreux particuliers souhaitent que leur épargne soit en phase avec leurs valeurs. Pour encourager cette dynamique, les pouvoirs publics ont pris des mesures significatives.
Depuis le début de l'année 2022, tous les contrats d'assurance-vie multisupports doivent inclure au moins un fonds solidaire, ainsi q'un fonds 'vert' (Greenfin) et un fonds 'durable' ou ISR (investissement socialement responsable).
Avec une augmentation de 33%, les placements solidaires ont vu leur popularité grimper en 2020, regroupant 20,3 milliards d'euros, soit 0,36% de l'épargne totale des Français. Des livrets d'épargne aux fonds dits 'de partage' -- qui reversent 25% de leurs gains à des associations -- en passant par des fonds 90/10, ces options d'investissement s'avèrent de plus en plus attractives.
La montée des fonds durables
Les fonds dits 'durables' investissent en Bourse sans nécessairement avoir un aspect solidaire, mais visent les entreprises engagées socialement et écologiquement. Au troisième trimestre 2021, plus de 1 100 fonds revendiquaient ce label, gérant 711 milliards d'euros. Toutefois, il est crucial de discerner les véritables engagements des tentatives de 'greenwashing', souvent utilisées pour embellir les images des entreprises.
Des sociétés renommées comme Mirova ou Sycomore sont des exemples de transparence dans ce domaine, publiant régulièrement des rapports de gestion qui aident les investisseurs à évaluer leur niveau d'engagement.
Différents labels, comme ISR, ont été conçus pour identifier des fonds prenant en compte des critères environnementaux et sociaux. Oso, certains fonds 'verts' privilégient des entreprises qui innovent pour réduire leur empreinte carbone.
Évaluer les risques avec discernement
Le label Greenfin, initié par l'État, distingue les fonds favorisant la transition écologique tout en excluant les énergies fossiles et le nucléaire. Cependant, il convient de rester vigilant, notamment en ce qui concerne les fonds 'bas carbone', qui peuvent représenter un risque accru en raison de leur exposition à des actions d'entreprises technologiques dont les valeurs peuvent considérablement fluctuer.
Il est donc essentiel de diversifier son portefeuille et de faire preuve de prudence lors de l'investissement dans ces fonds, afin de minimiser le risque de pertes en capital.







