Les marchés de l'énergie pourraient respirer un peu. Au cours des deux prochaines semaines, le conflit entre les États-Unis et l'Iran sera suspendu, donnant lieu à des négociations pour une "paix durable". Selon les informations de BFMTV, ce cessez-le-feu promet une pause dans les hostilités, permettant une coordination entre les acteurs du marché.
Un élément clé de cet accord concerne le détroit d'Ormuz, qui a vu une réduction de son trafic commercial entraînant une flambée des prix de l'énergie. De nombreux hydrocarbures transitent par cette voie cruciale, qui n’a pu être empruntée que par quelques navires dernièrement.
Donald Trump a déclaré sur ses réseaux sociaux que l'accord prévoyait "l'ouverture totale, immédiate et sécurisée du détroit d'Ormuz". Cependant, Téhéran insiste pour maintenir son contrôle sur cette zone stratégique.
Un embouteillage de 3.000 navires
Le journaliste Siavosh Ghazi a rapporté sur BFMTV que la reprise du trafic se fera en étroite collaboration avec les forces militaires iraniennes. À l'heure actuelle, plus de 3.000 navires attendent leur passage du détroit. L'Iran pourrait prioriser le passage des pays soutenant ses positions plutôt que ceux engagés aux côtés des États-Unis.
Il faut s'attendre à des délais. D'un point de vue technique, au moins deux semaines seront nécessaires pour fluidifier le trafic, car seulement 200 navires peuvent passer quotidiennement par ce point étroit.
D'ailleurs, des sources rapportées par l'agence Associated Press évoquent la possibilité pour l'Iran et Oman d'exercer un péage sur les navires traversant. Les fonds ainsi levés pourraient être utilisés pour la reconstruction de l'Iran, ce qui a été suggéré dans un plan de paix présenté à Donald Trump.
Plongée des prix du pétrole
Suite à l'annonce de l'accord, les prix du pétrole ont subi une chute significative, le West Texas Intermediate (WTI) perdant plus de 15% à 95,55 dollars le baril. Le Brent, référence mondiale, a également plongé, passant sous la barre des 100 dollars. Cette évolution indique que la résolution du conflit pourrait apporter un soulagement à un marché du pétrole en crise.
En France, une crise des carburants perdure avec 18% des stations-service à court de certains produits, selon des sources gouvernementales.







