Lors de l'annonce faite par le ministre Serge Papin, il était précisé que les baisses allaient affecter les stations à fort débit dès vendredi, et que cela se produirait un peu plus tard pour les plus petites, vers dimanche ou lundi. Les baisses étaient estimées entre 5 et 10 centimes par litre de carburant.
Cependant, ce vendredi 10 avril, les automobilistes ont constaté que le prix du gazole restait bloqué à 2,459 euros le litre, tandis que le sans-plomb 95 s'élevait à 2,07 euros, soit 4 centimes de plus que la semaine précédente. Des prix qui ne correspondent pas aux annonces gouvernementales.
La hausse ça va très vite. La baisse, c'est plutôt très très long.
Les clients de la station expriment leur scepticisme. Elisa, aide à domicile, déclare : “Vous la voyez, vous la baisse? Moi je ne la vois pas beaucoup.” Jeanne, éducatrice spécialisée et maman solo, partage son inquiétude : “Là, on est à 2 euros 45, donc c'est énorme. On attend toujours la baisse.”
Philippe, retraité, se sent déçu : “La hausse ça va très vite. À la baisse, c'est plutôt très très long.” Rolland, un autre retraité, souligne l'ironie de la situation : “On est pris en otage par l'État. On tient le pistolet mais on se fait quand même braquer!” Cette boutade résume un sentiment général d'inquiétude face à la situation.
Selon Francis Pousse, président de Mobilians, les baisses pourraient tarder à se concrétiser. Dans une interview sur France Bleu, il a mis en garde que les prix pourraient ne pas baisser dans toutes les stations, car “les cours sont très volatils.”
Ainsi, alors que les promesses de baisse résonnent dans le discours politique, la réalité sur le terrain demeure bien différente, laissant les automobilistes dans l'incertitude et l'attente.







