Le syndicat des pilotes du groupe aérien Lufthansa appelle à une grève les 11 et 12 avril, déclenchée par des discussions insatisfaisantes sur les retraites et la rémunération des salariés. La voix du syndicat, VC (Vereinigung Cockpit), a qualifié ce mouvement de "nouvelle escalade sans précédent".
Cette grève affectera non seulement Lufthansa, mais également ses filiales CityLine et Eurowings, ainsi que la branche de fret Lufthansa Cargo. Selon les estimations, des centaines de vols pourraient être annulés, perturbant les plans de voyage de milliers de passagers. L'inquiétude grandit parmi les utilisateurs des transports aériens, qui attendent des réponses de la compagnie.
"Les employeurs n'ont montré aucune volonté réelle de résoudre les conflits récurrents", a noté Andreas Pinheiro, président du syndicat, tout en reconnaissant qu'aucune action n'avait été entreprise pendant les vacances de Pâques pour tenter de faciliter le dialogue. "Les employeurs ont la possibilité d’éviter cette grève en proposant des solutions négociables", a-t-il ajouté.
Toutefois, un porte-parole de Lufthansa a répondu à ces déclarations en les qualifiant d'"aberration", affirmant que les concessions demandées par le syndicat pour les retraites atteignent un niveau déraisonnable. Selon lui, doubler un régime de retraite déjà avantageux serait irréalisable et nuirait à la viabilité de l'entreprise.
Il est à noter que certains vols de Lufthansa vers des destinations en crise, notamment en Israël et au Moyen-Orient, resteront opérationnels, cette décision étant mise en place pour garantir la sécurité et la continuité des opérations pendant la tempête sociale.
Avec la dernière grève ayant eu lieu les 12 et 13 mars, la tension dans le secteur aérien est palpable, et les conséquences de ce conflit promettent de s'intensifier, à moins que des solutions puissent rapidement être trouvées.







