Un mois après la liquidation judiciaire de Fralsen à Besançon, la situation des anciens salariés reste tendue. Si certaines personnes ont déjà trouvé un nouvel emploi, d'autres, profondément affectées, peinent à se reprendre. L'usine, autrefois un symbole de l'industrie horlogère en Franche-Comté, a définitivement fermé ses portes.
À la recherche de nouvelles opportunités
Le 12 mars 2026, Fralsen a été placée en liquidation judiciaire, entraînant le licenciement de 63 employés qui n'ont pas vu cette chute venir, malgré le rachat par le groupe ACI en 2024. La plupart des anciens salariés ont déjà été informés de leur licenciement, effectif à partir du 22 avril. Sébastien Kirit, ancien délégué du personnel chez Fralsen, confie : "Un bon nombre a pris les devants et a déjà reçu des promesses d'embauche". Les compétences acquises par ces travailleurs, qui incluent le décolletage et le taillage, sont en effet très recherchées dans l'industrie, ce qui laisse entrevoir l'espoir d'un nouveau départ.
Une réalité difficile à accepter
Malgré cela, l'angoisse persiste, surtout pour les employés proches de la retraite. Nathalie Denis, 55 ans, ex-contrôle qualité chez Fralsen, avoue : "Quand j'en parle, j’ai encore les larmes aux yeux. J'ai du mal à réaliser que je n’ai plus de travail". Son parcours de 16 ans dans l'entreprise ne semble pas suffisant pour surmonter le choc initial. Bien qu'elle soit réconfortée par la demande pour des emplois dans le contrôle qualité, la perspective de devoir recommencer à chercher du travail à son age l’inquiète. "Cela me fait peur", ajoute-t-elle.
Un groupe de soutien entre anciens collègues
Pour garder le lien, les anciens salariés de Fralsen ont créé un groupe sur WhatsApp. Dans cet espace, ils partagent des offres d'emploi et des contacts avec d'autres entreprises ciblant des profils similaires. De plus, grâce à une cellule de reclassement, ils recevront 75% de leur salaire brut pendant un an, ce qui pourrait les aider à mieux naviguer dans cette période d'incertitude. Cependant, un sentiment de gâchis persiste. "On avait de l'or dans les mains", se désole Nathalie, mi-réaliste, mi-visionnaire, face à un avenir qui reste à reconstruire.







