Un premier mai sous le signe de la résistance à Besançon

Les syndicats se mobilisent pour préserver le 1er mai et améliorer les conditions des travailleurs.
Un premier mai sous le signe de la résistance à Besançon
L'intersyndicale à Besançon dénonce les attaques contre le 1er mai, seul jour férié et chômé. Pas question dit-elle d'y toucher © Maxppp - Bruno Levesque

Comme chaque année, la protection des droits des travailleurs et des salaires sera au cœur des manifestations dans les départements de Franche-Comté. Les syndicats s'élèvent également contre les menaces pesant sur cette journée emblématique.

"Touche pas à mon premier mai". C'est avec ce slogan que les manifestants se rassembleront ce vendredi 1er mai pour célébrer la journée internationale de lutte pour les droits des travailleurs. À Besançon, l'intersyndicale invite à se retrouver à 10 heures sur l'esplanade des droits de l'homme. D'autres rassemblements sont programmés à 10h30 place de la liberté à Lons, et à 10 heures à Lure et Belfort.

"Si les salaires étaient décents, on n'aurait pas besoin d'arrondir les fins de mois"

Au programme de cette édition 2026, les syndicats insistent sur la défense du 1er mai, jour férié et chômé, qui fait face à une menace législative. Ce projet de loi, qui pourrait bientôt autoriser certains secteurs, tels que les boulangeries et les fleuristes, à faire travailler leurs employés ce jour-là, soulève l'indignation. José Avilès, secrétaire général de la CGT dans le Doubs, dénonce cette initiative : "On nous dit que cela permettra aux salariés qui le souhaitent d'arrondir leurs fins de mois. Mais à mon avis, si les salaires étaient équitables, personne ne devrait en arriver là !" Sabine Tort, secrétaire régionale de la CFDT, abonde dans ce sens : "Il faut relever les salaires, les pensions et les minima sociaux, et non pas demander aux gens de travailler un jour de plus".

Une mobilisation pour un pouvoir d'achat en déclin

Plus largement, l'intersyndicale met en avant la nécessité de défendre le pouvoir d'achat, particulièrement en cette période où la hausse des prix des carburants et des frais énergétiques pèse lourdement sur les budgets des ménages. "Avant, on parlait de difficultés pour boucler les fins de mois. Aujourd'hui, on peine même à débuter le mois", déclare José Avilès, inquiet pour les secteurs de la métallurgie et de l'automobile, où "plusieurs milliers d'emplois sont en suspens". La colère des partenaires sociaux est palpable et promet de résonner fort dans les défilés de ce 1er mai.

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