La société d'investissement américaine Castlelake a récemment exprimé son intérêt pour la reprise d'EasyJet avec trois propositions de rachat formulées dans un intervalle de dix jours. La dernière de ces offres, évaluant EasyJet à près de 5 milliards de livres (soit environ 5,7 milliards d'euros), a été rejetée par le conseil d'administration de la compagnie.
Dans un communiqué, Castlelake a précisé que sa troisième proposition, datée du 20 juin, indiquait un prix de 625 pence par action. La société a choisi de rendre cette offre publique afin que les actionnaires puissent réfléchir aux avantages potentiels de cette offre, surtout après les décisions prises par EasyJet.
Le cours de l'action d'EasyJet avait connu une forte hausse au début du mois lorsque Castlelake a révélé son intérêt. Les observers du marché devront surveiller de près la situation, surtout que Castlelake doit faire connaître son intention de procéder ou de se retirer d'ici le 26 juin. Le transporteur britannique a souligné le caractère opportuniste de ces propositions, surtout à un moment où le marché est perturbé par la situation au Moyen-Orient, affectant la confiance des consommateurs et les coûts du carburant.
De son côté, Air France-KLM a clairement déclaré ne pas être impliqué dans ces discussions, bien que son directeur général, Benjamin Smith, ait affirmé qu'il resterait vigilant face à cette évolution. En mai, EasyJet a annoncé une perte accrue pour le premier semestre de son exercice, conséquence de la guerre au Moyen-Orient, qui a considérablement impacté les prix du kérosène.
Dans son communiqué, Castlelake a souligné que sa dernière proposition représentait une opportunité pour les actionnaires d'EasyJet, en considérant que le prix proposé se compare favorablement au cours actuel de l'action, qui était de 504 pence à la clôture de vendredi dernier. Castlelake souhaite également permettre aux actionnaires de rester engagés avec une participation partielle dans le capital, même si l’entreprise a noté qu’elle n’est pas encore certaine qu’une offre ferme sera présentée.







