Avec des températures atteignant 40 degrés en surface, certaines installations enfouies peuvent atteindre jusqu'à 80 degrés. Les zones urbaines se retrouvent particulièrement vulnérables.
Le réseau d’Enedis s’étend sur 1,5 million de kilomètres, dont 700.000 sont enterrés, incluant 15.000 kilomètres de lignes anciennes qui pourraient causer des incidents graves à tout moment. Malgré un investissement de 1,4 milliard d’euros par an pour mettre à niveau et moderniser son infrastructure, l’entreprise peine à s’adapter au rapide réchauffement climatique.
La montée des températures fragilise notamment les vieux réseaux souterrains. Par exemple, à Paris, les 39 degrés observés à la surface peuvent provoquer des températures allant jusqu'à 80 degrés. De vieux câbles, dont l'isolement est composé de papier imbibé d’huile, résistent mal à ces chaleurs extrêmes. L’huile a tendance à se liquéfier et à fuir, ce qui dessèche le papier et augmente le risque de court-circuit ou d'incendie.
Changer ces infrastructures n’est pas immédiat. Enedis réussit à renouveler environ 1000 km de câbles chaque année, mais des travaux d’une durée totale de quinze ans sont nécessaires pour achever la mise aux normes. Les complications s'accentuent car ouvrir des tranchées dans plusieurs rues simultanément peut paralyser la circulation. En outre, l'entreprise doit obtenir des autorisations des municipalités avant de pouvoir intervenir.
« Nous avons mis en place une cellule de veille afin de localiser d’éventuels défauts sur le réseau enfoui », a indiqué Hervé Champenois, directeur technique d’Enedis, lors d’un échange avec l’Association des journalistes de l’Énergie. « Actuellement, nous n’avons décelé aucun défaut », a-t-il ajouté. Cependant, les jours à venir pourraient s'avérer cruciaux. En milieu urbain, des centaines de clients risquent de faire face à des coupures d’électricité dues à la surchauffe des lignes.







