Cette initiative, orchestrée par la Coordination rurale du Gard, vise à dénoncer l'abandon dont souffre ce département agricole crucial. Pour 1 euro l'hectare, l'État est interpellé.
"En raison de l'abandon par l'État, je propose à la vente 162 100 hectares de terres agricoles précieuses, transmises de génération en génération, qui façonnent nos paysages et nourrissent nos familles. Idéal pour les investisseurs étrangers désireux de produire localement. À ce prix, attendez-vous à quelques complications : respect de milliers de normes, impôts fonciers à vie, production non rentable, charges en hausse et contrôles omniprésents."
Une provocation pour alerter
Cette annonce, bien que saugrenue et manifestement humoristique, a pour but d’éveiller les consciences sur une réalité préoccupante. Depuis le samedi 28 février, la Coordination rurale a publié cette offre sur Leboncoin, visant à « vendre » le département au prix symbolique de 162 100 euros, soit 1 euro par hectare.
"Quand on laisse mourir son agriculture, quand on surcharge ceux qui produisent, quand on préfère importer plutôt que soutenir nos paysans… ce qui ressemble à une blague peut devenir une réalité," déclare un représentant de la Coordination rurale. Le syndicat poursuit en affirmant : "Les terres agricoles ne sont pas à vendre. Elles sont le fruit du travail acharné de générations d'agriculteurs."
Le syndicat assure également que "les agriculteurs de la Coordination rurale du Gard ne se laisseront pas faire. Nous défendrons nos exploitations, nos familles et notre souveraineté alimentaire. Nourrir la France n'est pas une option, mais une nécessité."
Cet appel à la solidarité agricole résonne fortement, alors que de nombreux experts s’interrogent sur l’avenir de l’agriculture en France, où plus de 80% des agriculteurs craignent pour leur avenir selon une étude de l’INRA. La situation dans le Gard illustre une tendance inquiétante qui dépasse les frontières départementales, mettant en lumière un enjeu national.







