Une enquête menée par le Journal de Saône-et-Loire met en avant des abus sexuels graves sur de jeunes joueurs au sein du club de football de Gueugnon, perpétrés par un ancien dirigeant durant les années 1980. Les témoignages d'une dizaine de victimes présumées, dont six directement impliquées, révèlent des viols et des agressions, touchant des enfants âgés de dix ans ou moins.
Le parquet de Chalon-sur-Saône n'a pas souhaité commenter les faits. Quant au FC Gueugnon, connu pour ses succès, notamment sa victoire en Coupe de la Ligue en 2000, il reste silencieux face à ces accusations graves.
Cette enquête a vu le jour suite à la publication du roman Tata de l'auteur Valérie Perrin, qui fait référence à des abus au sein du club. Le journal a ainsi retrouvé la trace d'un homme décédé en 2014, ancien cadre des Forges, un notoire respecté à l’époque, sans jamais avoir été inquiété par la justice. Les victimes présumées se disent souvent empêchées de porter plainte, renforçant un climat de peur qui a perduré jusqu'à aujourd'hui.
Un témoin a décrit cet homme comme un prédateur, parlant de lui en ces termes : "Il aimait les garçons avant la puberté... Le surnom qu'on lui donnait entre nous, c'était le tueur de couilles." Des viols avaient lieu sous couvert d'une prétendue médicalisation, ce qui soumet encore plus les jeunes à un traumatisme émotionnel.
Malheureusement, la prescription des faits fait que ces abus ne peuvent plus faire l'objet de poursuites judiciaires. Les effets traînants de ce lourd passé pèsent donc sur les victimes, qui continuent de vivre avec leur douleur, souvent dans le silence. L'importance de cette enquête souligne la nécessité d'une voix pour ceux qui ont souffert dans l'ombre, en espérant que le statu quo ne perdure plus dans les institutions sportives.







