La vidéo, qui montre la chute de près de 2000 m³ de roches au bord de la plage de Miramar, a d'abord été partagée sur WhatsApp avant de faire rapidement le tour de Facebook. Elle a provoqué une onde de choc, surtout après l'annonce de deux victimes. L'authenticité de ces images a été confirmée par Sud Ouest, qui a également remarqué des commentaires soupçonnant une manipulation numérique. "Cette vidéo semble être un montage IA," a exprimé une internaute, tandis qu'une autre a souligné que le caméraman avait filmé "pile à ce moment-là, en zoomant sur la chute des roches," générant des doutes sur la crédibilité des images.
Afin de valider la vidéo, Sud Ouest a contacté plusieurs utilisateurs ayant partagé les images, mais aucun d'eux n'a pu indiquer l'auteur initial. Les analyses de la vidéo ont révélé qu'elle n'avait subi aucune modification. Les images proviennent, selon la mairie, d'une caméra de vidéosurveillance, mais la source officielle a noté que sa diffusion n'était pas conforme aux réglementations. "La vidéo est authentifiée, mais sa publicité est illégale," a précisé un porte-parole de la préfecture.
Images issues du CSU
Nous avons également découvert que l'auteur de la vidéo filmait un écran affichant ce qui semblait être des images d'un centre de supervision urbain. Cependant, aucune caméra accessible au public ne présentait l'angle de vue filmé. L'aquarium de Biarritz, qui possède des vues potentielles de la falaise, a confirmé qu'aucune de ses caméras n'était capable de capturer ce moment. Ce manque de sources fiables laisse place à de nombreuses interprétations.
En effet, la mairie a reconnu que les vidéos ont fuité avant d'être partagées en ligne, créant une confusion autour de leur légitimité. Le capitaine des sapeurs-pompiers Bernard Leugé, en charge des opérations, a déclaré qu'"il était impératif de mener des investigations pour retrouver tout signe de vie" après cet événement tragique.







