Dans une décision déterminante qui promet de redéfinir le paysage locatif new-yorkais, le Rent Guidelines Board a décidé de geler les loyers à partir d'octobre, une nouvelle réjouissante pour le maire progressiste Zohran Mamdani. Cette action répond à une des principales promesses de sa campagne, axée sur la lutte contre la hausse du coût de la vie.
L'organisme, qui supervise les loyers d'environ un million de logements à New York, a pris cette mesure jeudi dernier, témoignant des engagements pris par Mamdani durant sa campagne. À partir du 1er octobre, donc, les loyers resteront figés lors des renouvellements de bail, tant pour les contrats d'un an que de deux ans.
«Il s'agit d'une victoire historique pour les locataires de New York», a déclaré Mamdani dans un communiqué. «C'est le soulagement que les travailleurs de cette ville méritent».
Cette décision a suscité des réactions mitigées. Une membre du conseil représentant les propriétaires a démissionné avant le vote, signalant que l'instance avait «cessé d'être un organe d’évaluation objectif» et se livrait à des manigances pour imposer un gel des loyers. Le secteur immobilier exprime également de vives inquiétudes, arguant que cette mesure pourrait nuire à la capacité des propriétaires à maintenir leurs immeubles en bon état.
À New York, où le coût de la vie reste élevé, la situation de la location demeure tendue. En effet, le loyer médian d'un appartement à Manhattan a franchi pour la première fois la barre des 5 000 dollars en avril, tandis que le taux de vacance atteint le seuil historique de 1,55 %, le plus bas en six ans. Ce tableau reflète la complexité de la question du logement dans une ville où le coût de la vie est devenu un enjeu politique axial.
Cette dynamique s'est également traduite lors des récentes primaires démocrates, où plusieurs candidats soutenus par Mamdani ont emporté des victoires clés, confirmant ainsi son influence croissante au sein du Parti démocrate, surtout parmi les courants de gauche.







