L'autopsie réalisée sur un homme de 78 ans, décédé mercredi dernier dans un commissariat du 20e arrondissement de Paris, n'a pas mis en évidence de traces de violence, selon le parquet, rejoint par l'AFP. « Aucun signe de prise, de maintien ou de défense n’a été constaté », a déclaré le procureur. La cause du décès est attribuée à une défaillance cardio-pulmonaire, causée probablement par un œdème pulmonaire massif d'origine cardiogénique.
Ce décès a été suivi par une enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), chargée de déterminer les circonstances de la mort. Le septuagénaire était en garde à vue depuis mardi matin pour des accusations de violences conjugales. Après une consultation médicale, son état avait été jugé compatible avec cette mesure, et son traitement quotidien pour la prostate lui avait été administré, a précisé la justice.
Un précédent alarmant au même commissariat
Le matin suivant, les policiers l'avaient trouvé en bonne santé, mais à 10h40, il était déjà inanimé dans sa cellule. Les secours, bien qu'intervenus rapidement, n'ont pas pu le réanimer malgré l'utilisation d'un défibrillateur. À ce moment, la température des lieux était enregistrée à 26 degrés, ce qui soulève des questions sur les conditions de détention.
Ce tragique incident survient quelques mois après le décès d'un autre individu, El Hacen Diarra, âgé de 35 ans, dans les mêmes locaux. Sa famille avait dénoncé des violences policières. En conséquence, l'IGPN est également engagée dans l'enquête concernant ce cas, illustrant ainsi des préoccupations croissantes concernant la santé des détenus en garde à vue.







